Pas très branchouilles, les audiences solennelles de rentrée de la Cour de cassation, en tout cas moins que le cirque Ruquier…
mais un poil (d’hermine) plus sérieux.
Eh oui, parce qu’après deux mois
d’état d’urgence, et devant les délirants projets de loi de l’Etat
sécuritaire, voilà ma petite chérie, ma Cour de cassation adorée, qui se
fâche. Se fâche ? En réalité, elle est furieuse, alarmée et alarmante…
sauf que tout ceci s’exprime avec l’art et la manière, lors de discours
prononcés devant la géniale Sinistre de la justice et l’exceptionnel président de l’Assemblée nationale.
Selon
l’article 66 de la Constitution, le juge judiciaire est le garant
des libertés individuelles. L’état d’urgence, réponse ponctuelle à une
situation de péril, c’est la loi. Mais il faut que cette situation de
péril soit avérée - ce qui est loin d'être évident - et de plus, les
projets actuels visent à instaurer les mécanismes de l’état d’urgence
dans le code de procédure pénale... Ce gouvernement, qui rétrograde
l’Etat de droit derrière l’Etat sécuritaire, est à un poil de la dérive
avec (1) la loi constitutionnelle, qui envoie patauger le texte
fondateur dans le lisier de la com’, et surtout (2) la loi sécurité de Valls-Taubira,
qui inclut les procédés de l’état d’urgence dans le droit commun de la
procédure pénale. Le préfet, relais du pouvoir politique, appelé à se
substituer au juge... Et si vous imaginez que ça ne jouera que pour les
vilains djihadistes…
Ce
sont donc des textes à lire, dans les mots et entre les lignes. Voici
des extraits significatifs, et les liens avec le texte complet.
Le texte en entier ICI
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