Des millions
d’usagers du métro de Londres ont découvert lundi la réalité de
l’apartheid israélien, grâce à une série d’affiches placardées sur les
panneaux publicitaires de quelque 500 trains desservant la capitale
britannique. Il s’agit d’une initiative de la campagne Boycott
Désinvestissement Sanctions (BDS) qui comptent dénoncer les arrestations
massives et la torture d’enfants palestiniens, ainsi que la complicité
de firmes britanniques avec l’entité sioniste.
Une affiche mentionne la vision
biaisée de la BBC concernant le conflit israélo-palestinien. Sur le
visuel, on peut lire une citation émanant d’un ancien correspondant de
la chaîne de télévision britannique au Moyen-Orient, Tim Llewellyn :
« Nous nous sommes habitués au fait que, dans une salle de rédaction de
la BBC, une vie israélienne a une valeur infiniment plus grande que
celle des Palestiniens ».
Une autre, intitulée
« L’apartheid est génial », dénonce le fait que « plus de cent entreprises
britanniques ont fourni du matériel militaire à Israël, ont profité de
l’apartheid israélien et contribué à la punition collective militarisée
des Palestiniens ».
Une autre dénonce l’implication
de la société britannico-danoise G4S dans les prisons israéliennes, ou
encore les checkpoints en territoires occupés. Selon l’affiche, « plus de
cinq cent enfants sont détenus dans des prisons G4S chaque année»,
cellules dans lesquelles les Palestiniens seraient sujets à «des
agressions sexuelles, et de la torture afin d’obtenir des aveux ».
Le mouvement BDS vise à
faire pression sur « Israël » afin de mettre un terme aux violations des
droits de l’homme contre les Palestiniens. Créé en 2005, « Israël » s’y
oppose depuis avec vigueur. La France, ainsi que les Etats-Unis, au
niveau local, ont déjà adopté des arsenaux législatifs visant à réprimer
les partisans du boycott. Pour sa part, le Royaume-Uni s'apprête à
mettre en place des mesures anti-BDS. Les institutions qui reçoivent la
majorité de leurs financements du gouvernement se verront interdire de
participer à des campagnes politiques, visant à encourager à ne pas
acheter certains produits. La seule exception pourrait être un boycott
national initié par le gouvernement lui-même.
Source : sites web et rédaction

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