Le
21 avril 2002, un mauvais souvenir, à effacer… Pour le PS, le 21 avril,
c'est la faute des électeurs.
De fait, les responsables de ce terrible
échec sont restés en place, refusant toute remise en question sérieuse,
et réaffirmant leur volonté de ramener l’électeur dans le droit chemin.
Aveuglement qui conduit le PS droit à un autre 21 avril, dans un an. Et
là, on va bien les laisser plonger, pour s’en débarrasser.
En
2002, Jospin avait tellement le melon que son nom ne figurait pas sur
son affiche électorale. On voyait la tête, heureuse et épanouie, du
candidat déjà président, avec cette légende : « Présider autrement ».
C’était fait.
Jospin
s’est fait dégager au premier tour avec 16,18 % des suffrages. Un échec
personnel, mais aussi celui de son équipe de campagne… et tous ces
loosers sont encore en fonction. Dans son équipe de campagne de 2002, on retrouve les joyeux lurons qui n’en finissent pas de ruiner la Gauche.
Le directeur de campagne était Jean
Glavany, le héros laïcard radicalisé. Le mec qui a toujours tout faux,
mais qui continue à pérorer... Le premier cercle politique de la
campagne reposait sur trois authentiques génies : Dominique
Strauss-Kahn, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, avec l’appui du
guerrier François Hollande, alors premier secrétaire du PS. Le programme
du candidat était confié à Pierre Moscovici, et la coordination des
groupes d’experts à Marisol Touraine et Vincent Peillon. Aquilino
Morelle était chargé d’écrire les discours, et l’équipe
arguments-ripostes, rédactrice des éléments de langage à destination des
cadres du parti et des parlementaires, était placée sous la
responsabilité de Jérôme Cahuzac. Bertrand Delanoë, pilotait les comités
de soutien, François Rebsamen était chargé des grands meetings et
Jean-Christophe Cambadélis des relations avec les partis alliés, les
syndicats et les associations.
Et pour la com’, les ineffables Jacques Séguéla et Stéphane Fouks, d'Euro-RSCG. Business as usual.
Bref,
tous ces héros se sont pris une raclée mémorable… et ils continuent de
nous expliquer, à nous autres abrutis illettrés, ce qu’il faut faire.
Dans toute société normale, ils auraient été virés… mais là, ils sont
restés patrons. Le droit social socialiste a des vertus inattendues…
Encore un mot pour rappeler les scores.
Le Pen était
16,86 %, et sa fille sera bien au-dessus, ce même si je rappelle qu’il
n’existe aucun risque de voir le FN gagner, surtout dans le contexte du
recul général de l’extrême droite. Donc pas d’hystérie anti-Le Pen,
cette illusion entretenue par le PS et la Droite, pour défendre leur
fonds de commerce, et le financement qui va avec.
Chirac grand vainqueur ? Quelle blague ! Président de la République sortant, il plafonnait à 19,88 % au premier tour. Tu parles d’une adhésion populaire...
Alors
soyons réalistes. La campagne n’a pas commencé, et Hollande est à 15/17
% dans les sondages : c’était le score de Jospin, et avec un petit
effort, celui de Chirac. On comprend que Hollande n’ait pas envie de
lâcher.
La
seule différence avec le 21 avril 2002 est que Marine Le Pen sera en
tête au premier tour. Perdante assurée au second tour, car cette fille à
papa et son équipe de bras cassés n’a aucune chance de faire consensus.
Tout
va donc se jouer au premier tour, à quelques points de pourcentage au
sein des familles de la Gauche et de la Droite, c’est-à-dire – pour être
clair – entre les candidats institutionnels et les autres, et le seuil
de qualification sera aux alentours de 20 %. C’est ça qui les rend
dingues : du moment que tu tutoies les 20% dans les sondages, ça peut le
faire.
N’attendez pas de bonnes idées, il n’y aura que de la cuisine électorale.

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