C’est le 35eme anniversaire de la loi abolissant la peine de
mort, alors comme on adooore les commémorations, et la réécriture de
l’histoire qui va avec, ça ne va pas chômer. Voici donc quelques
précisions pour recentrer vers la réalité des faits.
Le combat de la France, la France figure de prou… Figure de prou de pas grand-chose…
En 1981, la peine de mot était déjà abolie dans la quasi-totalité de l’Amérique du Sud :
le Venezuela en 1863, le Costa-Rica en 1877, le Panama en 1903,
l’Equateur en 1906, l’Uruguay en 1907, la Colombie en 1910, le Honduras
1956, la Grenade en 1978, puis le Nicaragua, le Pérou et le Brésil en
1979. Ce, sans faire la leçon au monde.
En
Europe, c’était fait dans les pays scandinaves avec l’Islande en 1928,
la Finlande et la Suède en 1972, le Danemark en 1978, et la Norvège
1979. Ajoutez aussi l’Autriche 1968, Le Vatican en 1969 et le Luxembourg
1979.
L’Afrique
aussi nous avait précédé avec la Nouvelle Guinée en 1950, Madagascar en
1958, le Niger 1976 et le Mali 1980, ainsi que des micro-Etats : les
Maldives en 1952, les Iles Salomon en 1978 et le Vanuatu 1980.
Et
pour la France… le combat d’un homme, le discours d’un tribun… Tu
parles… devant une Assemblée presque vide car le vote était acquis
d’avance. L’abolition de la peine de mort était dans le programme commun de la Gauche depuis 1972,
et figurait dans les 110 propositions de Mitterrand en 1981. Alors,
avec la majorité parlementaire, même une chèvre ministre aurait fait
voter la loi. L’abolition de la peine de mort a été une victoire
politique et collective.

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