Victor Ayoli
- Salut à toi, Loulle. Fais-moi vite un vin chaud.
- C’est pour soigner ton asthme, comme ce pauvre tonton Froome ?
- C’est pas bien de se moquer des malades, Loulle. Moi, je me soigne à
titre préventif contre la grippe. On ne sait jamais. Remarque Froome,
c’est un peu pareil : il enfourne du Salbutamol au cas où aurait une
crise d’asthme. C’est un homme prudent, soucieux de sa santé.
- C’est étonnant qu’il y ait tant de malades chez les sportifs de
haut niveau ! Ce doit être le grand air qui leur donne de l’asthme !
- Et qu’est-ce qu’il risque le fringant pédaleur asthmatique ?
- Ma foi, il risque le sort réservé en 2010 dans un cas comparable à
Alberto Contador : le retrait de sa victoire sur la course où a été
constatée l’infraction, en l’occurrence le Tour d’Espagne 2017, et une
suspension de deux ans. Parmi ses confrères du peloton, ça rue dans les
brancards parce que le Froome, bien que son « salbutamolage » ait été
constaté au Tour d’Espagne. Ainsi l’Allemand Tony Martin – un calibre :
quadruple champion du monde du contre-la-montre - a qualifié de
« scandale » le fait que Christopher Froome ne soit pas suspendu malgré
les résultats anormaux d’un contrôle antidopage, et a accusé l’UCI
d’avoir « magouillé en coulisses » pour régler l’affaire discrètement. « Dans le cas de Christophe Froome, c’est clairement deux poids, deux mesures » qu’il écrit sur les réseaux. « Ce qui se passe ici est inconséquent, anti-transparent, anti-professionnel et injuste », poursuit-il. « Pour
moi, et dans l’opinion publique, on a immédiatement l’impression que
quelque chose a été magouillé en coulisses, qu’on s’est mis d’accord et
qu’on cherche à trouver des moyens de sortir de cette histoire. Est-ce
que (Froome) et son équipe bénéficient d’un statut particulier ? »
D’autres sportifs, affirme Martin, ont été « immédiatement suspendus » après un contrôle positif. « À
lui et à son équipe, l’UCI leur a donné le temps de s’expliquer. Je ne
connais aucun autre cas semblable dans le passé récent. C’est
un scandale, d’autant plus qu’il n’aurait pas dû avoir le droit de
participer aux championnats du monde, en septembre, où il avait décroché
le bronze du contre-la-montre. »
- Pas tendre le Tony ! Il connaît bien le milieu… Et l’équipe Sky,
qui écrase toutes les courses, c’est l’équivalent de l’équipe U.S.Postal
du temps de Lance Armstrong. Avec tout ce que ça comporte…
- Le « Team Sky », du nom d’une chaîne de télé british, appartient à
Murdock, « grand philanthrope » sous l’éternel, magouilleur milliardaire
de l’extrême droite mondiale. Son budget de 30 millions par an, est
bien supérieur à celui de l’Agence Mondiale Antidopage. Ses coureurs,
achetés à prix d’or comme de vulgaires footballeurs, sont payés – très
bien – pour gagner, pas pour soulever l’enthousiasme, encore moins pour
faire rêver. Le Tour et les autres courses de prestige, pour eux, c’est
du business. Il faut gagner, et tous les moyens sont bons. Par exemple
embaucher les meilleurs coureurs qui doivent dès lors, moyennant des
salaires considérables, renoncer à toute ambition sportive individuelle
pour se mettre au service exclusif de leur lideur. Ces machines à rouler
tuent la course en neutralisant toute tentative de bagarre. Et on
s’emmerde…
– On se demande pourquoi ces gaillards sportifs jeunes, en pleine
forme, ont besoin d’être suivis par des escouades de « médecins »… Le
soupçon (? ?!!) de dopage est toujours là. Comme dans tous les sports
professionnels d’ailleurs, football, tennis, rugby, athlétisme et
autres. Pourquoi les autobus des grosses équipes sont-ils protégés par
des vitres fumées et fermés comme des coffres-forts ? Les voleurs ayant
toujours une longueur d’avance sur les gendarmes, beaucoup de
traitements sont indétectables. Les « médecins » sont là pour faire en
sorte que les coureurs « traités » respectent les périodes d’incubation,
que les « traitements » se fassent dans des périodes précises avant les
courses. Pas vu, pas pris. Et seuls les crétins se font prendre. Et pas
question de balancer ! Sinon les lendemains seront durs pour la
balance. Pareil pour les anciens champions s’ils ne veulent pas être
éjectés du milieu qui est toute leur vie… Quant aux médias, les
journalistes « sportifs » restent désespérément discrets à ce sujet…
- Le pire, c’est que le public semble s’en foutre : « ils n’ont qu’à
autoriser le dopage, ils seront tout chargés, et ça reviendra au même »
entend-on dire… Bonjour l’exemple pour les jeunes !
- Bof. Est-ce vraiment nouveau ? C’était mieux avant ? Plus propre ?
Ça faisait rêver ? Le rêve n’a plus de raison d’être dans le monde du
fric roi. Et puis soyons honnêtes : où sont les champions, les
« campionissimi » d’avant ? La plupart sont morts, jeunes ! Bobet :
mort. Coppi : mort. Koblet : mort. Anquetil : mort. Fignon : mort. Etc.
Restent tout de même Poulidor, Thevenet et Mercx. Il faut croire qu’ils
sont plus solides que les autres…
- Allez, Loulle, prépare l’E.P.O. de chez nous : eau, pastis, olives !
Sources

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire