UJFP
Le président Macron invite le 10
décembre, pour la deuxième fois cette année, le Premier ministre
israélien Benjamin Nétanyahou.
C'est inacceptable au regard de ce
que subit depuis des décennies le peuple palestinien. 6 millions
de Palestiniens vivent entre Méditerranée et Jourdain.
En Cisjordanie et à Jérusalem Est,
ces Palestiniens sont confrontés en permanence à la violence de
l’armée et des colons et au vol des terres.
Gaza est une prison hermétique
bouclée par terre, par mer et par air, qui a subi de nombreux
assauts meurtriers entre 2008 et 2014.
Les Palestiniens d’Israël
connaissent toute une série de discriminations à la possession
de la terre, au travail, au logement, à la citoyenneté.
La Nakba (l’expulsion des
Palestiniens de leur propre pays), c’était il y a 70 ans. La
conquête de la Cisjordanie et de Gaza et le début de la
colonisation, c’était il y a 50 ans.
L’État d’Israël a établi entre
Méditerranée et Jourdain un système d’apartheid et ses
dirigeants ont commis des crimes de guerre. Cet État bénéficie
d’une impunité internationale intolérable qui permet la
poursuite de la politique coloniale.
Ça suffit !
Depuis 1967, 800 000 Palestiniens
ont connu la prison. La torture et l’isolement sont légaux dans
les prisons. Les arrestations de très jeunes enfants sont
monnaie courante. Israël utilise régulièrement la détention
administrative. Cette mesure totalement arbitraire permet
d’emprisonner quelqu’un pour six mois (renouvelable) sans qu’il
sache de quoi il est accusé et sans procès.
C’est ce qui arrive aujourd’hui à
Salah Hamouri arrêté le 23 août. Salah a la double nationalité
française et palestinienne. Il a déjà fait plus de 6 ans de
prison (2005-11) sans aucun chef d’inculpation crédible. Il est
avocat et travaille dans l’association Addameer qui défend les
droits de l’homme. Son épouse et son bébé sont interdits à
Jérusalem.
Alors que le gouvernement français a
toujours multiplié les interventions chaque fois qu’un citoyen
français a été emprisonné à l’étranger, il doit agir plus
activement pour la libération de Salah.
Nous demandons que le représentant
d'un gouvernement criminel, qui vient de refuser à des élus
français l'accès au territoire israélien, ne soit pas reçu en
France. Nous exigeons la libération de Salah Hamouri.
BDS-France, UD-CGT 13, Cimade, LDH, Mouvement de la
Paix, Palestine 13, PCF, UJFP.

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