tgb
Chacun est seul responsable de tous. (St Exupéry)
En ces fêtes de noël, je voudrais dire toute mon admiration et ma gratitude à ces montagnards qui montent au col de l’Echelle par -15C au secours des migrants.
Je voudrais marquer mon respect à cette cordée solidaire qui sauve
l’honneur et la dignité de ce triste pays, qui remet simplement de
l’humanité dans cette France start-up, glacée et sans pitié, qui traite
l’autre comme on aimerait dans cette situation, être traité.
Toute ma reconnaissance aux gens de la montagne qui ne se résignent pas à ramasser les cadavres au printemps, qui ne se contentent pas, indifférents, de ranger les gens errants, les pieds gelés, traversant les cols enneigés, les frontières d’Italie, dans d’abstraites statistiques.
Merci à ces villageois, à ces professionnels de la montagne, qui ont
de commun avec les gens de la mer de connaître la cruauté de la nature,
le danger des éléments et qui ne pouvant se résoudre à abandonner des
frères humains, offrent un refuge aux réfugiés dans les règles
élémentaires de l’hospitalité, tandis qu’ailleurs un pauvre larbin tout à son objectif de résultat
dans un monde toujours plus crétin et désincarné verbalise deux fois un
SDF en 15 mn pour occupation abusive des trottoirs et pour quête.
Merci oui à ces femmes à ces hommes, dans ce monde où les riches sont monstrueusement trop riches...
... et les pauvres désespérément trop misérables, qui, sans faire dans la métaphore à 2 balles, savent eux le principe même de la cordée.
On se sauve tous ensemble du premier au dernier, les uns assurant les
autres, ou l’on dévisse tous ensemble mais pas l’un sans l’autre, pas
l’un contre l’autre.
Personne ne se sauve au détriment des autres.
J’en profite ici pour cracher au visage de tous ces salopards
encravatés mon mépris en leur déniant tout droit de parler à ma place.
Qu’ils assument au moins leurs saloperies et leur obscène indignité en leur nom propre ou sale.
Pour avoir gravi aussi quelques sommets de mes alpes chéries, je sais
avec mes pieds mes mains, mes fatigues, mes épuisements, mes angoisses
des séracs, des crevasses, des avalanches, des éboulis et mes ivresses
des cimes et des copains, que même si seul l’on va parfois plus vite,
ensemble assurément l’on va forcément plus loin.
rue-affre

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