Charles Sannat
Voici que l’on commence à se rendre compte que sans les abeilles et
autres petites bestioles qui pollinisent nos cultures, il n’y aura point
de récolte.
Sans récolte ? Pas de bouffe ! C’est aussi simple que cela
et nos iPads et réseaux sociaux n’y pourront rien.
C’est une dépêche de l’AFP qui nous raconte comment une PME fait
commerce de son cheptel d’abeilles pour permettre la fécondation des
plantes !!
Elles ne vivent pas en ruche, ne produisent pas de miel, mais elles
sont championnes de la pollinisation des cultures : le printemps venu,
quelques milliers d’abeilles solitaires élevées par une start-up du
Lot-et-Garonne sont envoyées en mission pour doper les rendements des
vergers.
Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces
solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en
butinant, transportant ainsi le pollen d’une fleur à une autre, mais
mieux et plus vite.
Ces abeilles, appelées osmies, étaient déjà utilisées
artisanalement par certains agriculteurs en Europe, mais nous sommes
pionniers pour notre capacité à les élever en quantité et à les apporter
sur une parcelle au moment voulu, assure Franck Mariambourg,
co-fondateur et président d’Osmia.
Créée en 2014, la PME de l’agropole d’Estillac, près d’Agen, emploie
sept personnes et loue aux arboriculteurs les services de ses abeilles,
sous forme de boîtes (une de mâles, une autre de femelles) disposées
dans des abris adaptés. Cette année, elle intervient sur environ 600
hectares, en Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest, mais aussi pour la
première fois dans les pommiers à cidre de Normandie.
À peine arrivées, les abeilles se reproduisent. « Elles restent notre
propriété et on récupère les cocons sur les parcelles en été, à la fin
de la floraison. Ces cocons sont triés puis conservés en chambre froide
jusqu’au printemps suivant », détaille Béatrice Tournier, responsable
administrative de la jeune pousse.
Il y a aussi une autre façon de voir les choses en sortant au maximum
des produits chimiques purs, ce qui est largement possible comme le
montre l’agriculture raisonnée qui, sans être bio, réduit au maximum le
nombre de traitements purement chimiques en en faisant 2 sur 13 à
l’année par exemple sur certaines cultures.
Ce n’est pas parfait, mais
c’est nettement moins pire !
Source : AFP via Romandie

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire