Le Partageux
Emmanuel Macron, c’est le visage de la mort. Son altesse présidentielle met Juliette Keating dans une colère froide. Ce sont les plus terribles.
Inquiétant, sombre personnage qui, à l’aube de ses quarante ans dans
un pays qui vieillit, montre le visage, non pas de la jeunesse, mais
celui de la mort.
L’impression en le voyant, et tenant pour une fois à l’écouter
jusqu’au bout, d’un être sans chair, machine lisse qui ne trouve qu’en
elle-même les raisons et mécanismes de son fonctionnement, et qui ne
comprend rien à ce qui se joue ici et maintenant.
On entend les semelles cloutées des préfets et des flics
Son agressivité à peine contenue est sans humanité. Dans ses mots
policés qui voudraient rappeler le droit, on entend les semelles
cloutées des préfets et des flics piétinant chaque jour la loi pour
mieux écraser les contestataires, celles et ceux qui veulent vivre
autrement.
Ainsi nous devrions nous plier à l’ordre dominant, céder à
l’autoritarisme d’un individu hissé à la présidence par l’effet de la
crédulité de certains, de la peur compréhensible du FN, et surtout par
l’activisme d’une poignée d’amis opulents et hauts placés qui ont le
pouvoir de faire ou défaire une élection prétendument démocratique.
La vision de CRS casqués, armes à la main, pénétrant en masse dans un
amphi d’université pour cogner les étudiants, est une image qui ne le
choque en rien, éternel fayot de la reproduction sociale, petit soldat
du creusement des inégalités au profit d’une frange infime de la
population, ces plus riches qui, dit-il, n’auraient même pas besoin de
lui. Vidéo 10" ICI
La détresse des migrants ne le touche pas
La détresse des migrants ne le touche pas, les enfants emprisonnés en
centre de rétention ne sont qu’une question d’efficacité de leur
déportation, et l’on entend dans sa voix de sinistres échos quand il
évoque l’islamisme par le mauvais bout du voile, qu’il accuse les
Français solidaires des migrants de se faire les complices des passeurs
ou qu’il répète mille fois le mot République comme on invoque une déesse
païenne, du type qui dévore ses adulateurs.
Il ne voit pas, il n’entend pas, il ne dit rien non plus, incarnant à
lui tout seul les trois singes qui ne seraient pas ceux de la sagesse
mais de l’indifférence assassine.
Il suinte le mensonge et la mauvaise foi
Défenseur autoproclamé sévère mais juste des humains légaux, des
écoliers sages et des petits propriétaires qui payent leurs impôts, il
ne convainc personne. Il ne comprend pas que, sous le maquillage bonne
mine, il suinte le mensonge et la mauvaise foi par tous les pores de sa
peau et que c’est cela que le public, déjà lassé de sa ganache qu’il
impose au quotidien, retient de chacun de ses cabotinages.
Il ne sait pas que tout ce qu’il représente, cet ancien monde fait
d’agriculture intensive, de nucléaire, de bétonnage, de missiles, de
surproduction, de compétition exacerbée, de mise en concurrence de
chacun avec tous, de profits à verser aux actionnaires contre les
travailleurs, de gloire aux millionnaires et malheur aux vaincus, nous
n’en voulons pas.
Que nous haïssons l’oligarchie qu’il représente. Que
son temps est fini. Vidéo 4'35" ICI - Le député belge Philippe Lamberts (écologie) humilie Macron au Parlement européen -
Source texte : Juliette Keating (intertitres : Partageux).
Vidéos : capture web.

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