christophecroshouplon
Scandale dans le petit landernau de la politicaillerie et de la
pseudo littérature ayant pignon sur rue à Saint Germain des Prés.
L'actuelle compagne du socialiste frondeur Jérome Guedj, big boss du
Conseil Général de l'Essonne, vient de commettre chez un grand éditeur
un opuscule où, se contentant de changer les prénoms, elle règle ses
comptes avec l'actuelle compagne de son ex, Francois de Rugy, ainsi que
son fils. Cette dernière, outrée de voir sa vie privée étalée et
souillée, porte l'affaire devant les tribunaux et s'étale dans les
journaux, pris en otage d'un règlement de comptes familial on ne peut
plus glauque.
Familles décomposées mêlant fausse littérature, grands bourgeois de
la gauche dite morale et petite politique vue depuis l'alcôve du lit
conjugal ou Madame l'Auteure passe de l'un à l'autre puis sort sa plume
pour étaler les ordures sur la place publique. On appelle ça des gens
lettrés, en définitive cette scribouillarde égarée ne fait que suivre la
mode lancée par Christine Angot, laquelle, d'ouvrage en ouvrage, depuis L'inceste
ne fait que ça, balancer sur ses proches, calomnier et salir la
réputation de celles et ceux qui ont eu le tort de croiser sa route, et
régler ses comptes avec la terre entière.
Ces sinistres pensums, abjects sur un plan éthique, sont le fait de
ce qu'on nomme la littérature BHL, pape de l'édition en France. Dont la
fille Justine commit un pamphlet de cet acabit et en subit un autre.
Pour ces gens-là sans boussole, l'intimité n'existe pas, l'intimité est
un réservoir, n'ayant aucune imagination, et rien à dire sur l'état de
cette société qui les a faits rois, ils n'ont de sujet à traiter que
leur nombril, et celui de leurs ennemis leur sert de cible. L'opinion
est prise à témoin malgré elle de ce voyeurisme déguisé sous des dehors
pompeux, d'aucuns appellent ça de l'auto-fiction. Je n'y vois pour ma
part qu'un horizon, la mise au pilon.
Du fait de ces contempteurs – ce sont je le remarque le plus souvent
des femmes bourgeoises de gauche donneuses de leçons professionnelles
qui plongent dans cette fange et s'en pourlèchent les babines – zelés du
Closer à jaquette Grasset ou Gallimard, notre belle littérature, celle
que ces éditeurs trahissant leurs ancêtres assassinent à petits feux, se
meurt. Les gens ne lisent plus, presque plus, on leur met en avant un
brouet infâme les écoeurant, et qui a plus sa place dans des talk shows
télévisés que sur les étals de libraires. Quelque peu dégoutés par
l'odeur du fumet, ils se rabattent sur des magazines ou réouvrent les
grands classiques.
Car, disons-le, cette mise en avant systématique des plus médiocres
jette le voile sur les autres, les authentiques auteurs exigeants,
lesquels font preuve du mínimum requis pour écrire un roman, à savoir
oeuvre d'imagination. Car écrire un roman, c'est cela avant tout.
Imaginer une histoire, un récit, des personnages. Proposer une vision du
monde, la déployer au sein d'une intrigue propre à émouvoir et à ouvrir
une fenêtre de compréhension de l'époque. Cela, tous les grands l'ont
fait, Camus, Balzac, Zola, Hugo, Duras, aujourd'hui Houellebecq ou
Despentes. Mais voila, ça, nos grands cerveaux malades qui pilotent
Saint Germain des Prés, ça ne les intéresse guère, ils préfèrent Marcela
je ne sais plus qui et ses élucubrations, oui vous savez, la maitresse
de DSK, ou les partouzes tristes à mourir de Catherine Millet.
Ca donne
une image si désolante de ce pays, la France, qu'en sous-mains ils
contribuent, on se demande bien au profit de qui et de quoi, à salir et à
souiller.

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