Victor Ayoli
Nous ne savons que faire de nos montagnes de
déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la
réprobation légitime des populations. Et pourtant…
Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets
radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux
nucléocrates ont encore frappé…
Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le
bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits
footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est
par un discret décret n° 2018-586
signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République
que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets
nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui
entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom
Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros
sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la
République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et
ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires
étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président
Hollande - Jean-Yves Le Drian.
Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la
législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du
gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi
signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en
l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros.
« Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous
faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »
Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens
peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il
faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants,
goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de
ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le
31 décembre 2034. Seize années, une paille !
On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des
tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui
retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, y a
bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y
aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des
cervelles nocives des nucléocrates.
Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de
plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des
mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées
pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.
Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence"
n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que
celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux
citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et
injustifiables.
Sources : coordination anti-nucléaire sud-est

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