José Espinosa
Je
crois que vos voeux vont allumer d’autres feux dans la maison France.
Vous êtes un incendiaire. Vous misez sur l’énervement des citoyens pour les obliger à commettre un faux pas dans la violence.
Vous êtes un incendiaire. Vous misez sur l’énervement des citoyens pour les obliger à commettre un faux pas dans la violence.
Je
crois le peuple plus intelligent. Il saura éviter ce piège mortifère.
Avec calme, pacifiquement, le mouvement insurrectionnel populaire
pacifique vous obligera à céder que vous le souhaitiez ou non. Ce
mouvement s’inscrit dans l’histoire nationale et dans la filiation des
mouvements révolutionnaires qui ont construit notre pays.
Nous y
sommes, en 2019. Tradition oblige, le président a parlé au crépuscule de
l’année écoulée. Pour nous dire quoi ? Pas un mot sur le mouvement des
gilets jaunes. Pour lui, ça n’existe pas, ce sont des parias excités,
des exaltés irresponsables, des saboteurs de la France. Vision quelque
peu éloignée des réalités nationales. Son aveuglement le conduit à nier
l’existence du peuple laborieux, victime des discriminations sociales,
frappé par les inégalités fiscales, touché par le chômage et la
pauvreté. Quelle petitesse de vue !
Volonté de s’adresser à tous
les français ? Les gilets jaunes en étant exclus, n’en représentant pas
les aspirations ? Quel déni ! Fidèle à lui-même, Macron reste droit
dans ses souliers, ferme dans son cap, inflexible dans le choix
ultra-libéral. Son titre de président des riches n’est pas usurpé ! Pas
un mot sur le rétablissement de l’impôt sur la fortune, pas un mot sur
l’évasion fiscale, pas un mot sur les méfaits du CICE qui consiste à
donner de l’argent aux grandes entreprises sans contre partie aucune et
sans contrôle. Persistant dans le mensonge concernant les 100€ attribués
à certains smicards ( prime annuelle payée par les allocations
familiales pour la seule année 2019 ) ainsi que l’annulation pour cette
seule année de la mesure touchant certains retraités, Macron nous
ordonne de nous taire et de rentrer dans nos foyers comme si la crise
était terminée. Maladroit, provocateur et risqué !
Pour éviter la
contagion sociale et donner un semblant démocratique à ses décisions, il
développe son idée de "débat national". Cafouillage total. Flou
artistique assuré qui donne raison à Martine Aubry lorsqu’elle affirme
que "quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup". Qui organisera le
débat ? Qui y participera ? Quand ? Comment ? Où ? Improvisation totale.
Le meilleur pour la fin : les débats et les propositions retenues ne
devront pas remettre en cause les décisions gouvernementales et le cap
fixé par l’Élysée. Chacun mesure la limite de l’exercice.
Je ne résiste pas au fait de m’attarder sur les 3 voeux présidentiels
Voeu de Vérité :
laissez-moi rire, venant d’un président qui s’obstine à cacher la
vérité sur l’affaire Benalla, sur les décisions sociales qu’il vient de
prendre en décembre, qui a trompé les français sur la loi travail, le
démembrement de la Sncf et des services publics, nous pouvons douter de
sa sincérité. C’est une farce !
Voeu de dignité :
comment y croire quand notre président s’allonge devant Merkel, se fait
rembarrer par Trump, devient la risée du monde entier. Dignité quand il
refuse de s’incliner devant les victimes de la répression policière
durant les dernières semaines ? Dignité quand il se fait photographier à
St Tropez au milieu de ses amis richissimes pendant que les gilets
jaunes réclament du pouvoir d’achat pour vivre un peu ? Méprisant chef
d’État !
Voeu d’espoir ? : Unique voeu que je
partage car l’espoir est de notre côté, du côté de celles et ceux qui
luttent pour une vie plus juste, plus égalitaire, plus fraternelle. Oui
Mr Macron, l’espérance du peuple est en marche, pas avec votre armada
de perroquets, avec les millions de Français qui n’en peuvent plus mais
qui, se rassemblant dans le mouvement, vont transformer le pays.
Pour
terminer, un mot sur votre lettre. Aura-t-on du plaisir à vous lire ?
J’en doute. Si le contenu reprend les éléments de langage de vos voeux,
vous pouvez vous la mettre dans un endroit chaud que je n’aurai pas la
cruauté de nommer ici.

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