mercredi 23 octobre 2019

73 prisonniers tués par la torture dans les prisons d'occupation depuis 1967


CPI

Selon le Club des prisonniers palestiniens, 73 prisonniers palestiniens ont été tués à la suite de tortures au cours d'interrogatoires menés par les forces de l'occupation israélienne.


Les autorités israéliennes adoptent des moyens multiples de torture physique et psychologique contre les prisonniers palestiniens, comme outil de vengeance et pour faire pression sur eux, selon le Club du prisonnier palestinien. 

Dans son communiqué de presse publié aujourd’hui, le Club a précisé que 95% des détenus sont exposés à la torture dès l’arrestation et cela s’étend à l’interrogatoire et même pendant leur détention dans les prisons.

Des dizaines de prisonniers ont été tués suite à la torture par l’occupation israélienne depuis 1967, notamment les prisonniers Arafat Jaradat, Raed Al-Jaabari, Yaseen Al-Saradeeh, Aziz Aweisat, Mohammad Al-Khateeb et le dernier, Nassar Taqatqa qui a succombé à la torture en juillet 2019. 

Le club a souligné que la définition de la torture ne se limite pas à la violence commise contre le prisonnier lors de l’interrogatoire et l’arrestation, mais englobe aussi toutes les mesures répressives entrainant la mort lente du prisonnier, sans oublier l’isolement dans des conditions lamentables non-sanitaires, les transferts constants entre les prisons et la politique de la négligence médicale.

Depuis le début de l’année 2019, les unités répressives de l’administration pénitentiaire ont effectué des procédures qui durent depuis février dernier, dont des incursions massives dans les cellules des prisonniers, en utilisant des bombes assourdissantes, des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène, les matraques et  les chiens policiers, causant des blessés qui sont enchainés par la suite dans les lits pendant des jours sans recevoir les soins nécessaires. 

Le club a confirmé qu'au fil des ans, des centaines de témoignages ont été recueillis auprès de détenus dans les premiers centres de détention, tels que ceux d'Etzion et de Huwwara en indiquant qu'ils ont été violemment battus et menacés pendant le processus d'arrestation, et cela inclut toutes les catégories de détenus, enfants, femmes, jeunes hommes et personnes âgées. 

Il a révélé qu'il existe d'autres méthodes dans le cadre de l'enquête dite "militaire" : des méthodes utilisées dans des affaires appelées "bombe à retardement" et légalement justifiées sous le slogan "le besoin de défense". 

Il faut également mentionner que le prisonnier Samer Al-Arbeed (44 ans) de Ramallah, a été torturé dans la prison d’Al-Maskoubiya qui est le pire centre d’interrogatoire de l’occupation israélienne.

Le prisonnier se trouve actuellement à l’hôpital 'Hadasseh’ dans un état critique, souffre de fractures dans la cage thoracique, des blessures dans tout son corps et d’une insuffisance rénale, selon son avocat.

Le club du prisonnier palestinien a fait savoir également que les centres d’interrogatoire les plus terrifiants concernant la torture des prisonniers qui se poursuit en dépit des chartes et des accords internationaux, sont : Al-Maskobyeh,  Betah Tikva, Ashkelon, Al-Jalama.
Il a invité les institutions nationales, arabes et internationales des droits de l’homme à remplir leurs rôles concernant les crimes de l’occupation et leur danger pour l’humanité.

Source : CPI

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