Victor Ayoli
Le Drian, notre ministre des affaires étrangères, est allé faire un
tour dans ce beau pays d’Irak, « amené à la démocratie » par nos
« alliés » et maîtres états-uniens.
Ça nous a coûté un bras, mais bon,
c’est son job. On ne va pas chipoter sur quelques poignées de dollars.
Il est allé quoi faire notre bon ministre ente Tigre et Euphrate ? Ben
il est allé négocier le sort de 450 djihadistes français et de leurs
familles. Le marchandage : transférer en Irak ces braves compatriotes
faits prisonniers alors qu’ils combattaient dans les rangs de l’État
islamique (Daech) contre les forces de la coalition internationale dont
la France fait partie.
« Eh ! Oh ! qu’ils lui ont dit les Irakiens à notre Breton : Tu veux
qu’on garde tes djihadistes ? En plus tu ne veux même pas qu’on les
pende, selon la loi de la charia qui a court chez nous ? Alors « jib el
flouz » (donne le fric) ».
Et pas qu’un peu ! Les Irakiens auraient demandé la construction
d’une prison et le financement d’une société privée pour la sécuriser.
Cela coûte 1,8 milliard d’euros. Pour chaque prisonnier, cela correspond
à 1 million pour un condamné à mort ou 2 millions pour un condamné à
perpétuité », confirme l’expert irakien Hicham Al-Hachémi. « En
outre, les Irakiens ont demandé que toutes les armes qui ont été
utilisées dans la bataille en Irak restent entre leurs mains, sauf les
avions de chasse, mais y compris les canons Caesar ».
La France, pays des droits de l’homme, ayant aboli la peine de mort
marchande donc pour que les Irakiens condamnent à mort nos
« compatriotes » s’ils le jugent nécessaire, mais qu’ils ne les
exécutent pas. C’est beau l’altruisme. Oui mais ça coûte du fric ! Faut
les nourrir, les loger, les garder ces braves djihadistes. Et jusqu’à
perpète ! Enfin, ça…
S’ils étaient déchus de leur nationalité française, ça nous ferait de sérieuses éconocroques ! Mais non, non, non !
Pourtant ces gens commettent des actes tellement odieux - massacres
en gros et en détail, égorgements publics voire télévisés, pratique à
grande échelle de l’enlèvement, de la déportation et de l’esclavage
sexuels, extermination des homosexuels et des adeptes de religions
différentes, lapidations, crucifixions, tortures en tous genres - qu’ils
provoquent une rupture du contrat social. Ils ne peuvent plus prétendre
à bénéficier des garanties que la communauté accorde à ses membres,
même lorsqu’ils ont commis des crimes. N’inversons pas les rôles : ce
sont les terroristes, nés en France ou pas, qui ont choisi de ne plus
être dans la communauté nationale. Elle ne les rejette pas : ce sont eux
qui, en se vautrant dans l’ignominie, s’excluent.
Jean-Jacques Rousseau n’avait pas de pudeurs de gazelles lui : dans
le Contrat social, chapitre V. Intitulé Du droit de vie et de mort :
« […] tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits
rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant
ses lois, et même il lui fait la guerre. Alors la conservation de l’État
est incompatible avec la sienne, il faut qu’un des deux périsse, et
quand on fait mourir le coupable, c’est moins comme citoyen que comme
ennemi. Les procédures, le jugement, sont les preuves et la déclaration
qu’il a rompu le traité social, et par conséquent qu’il n’est plus
membre de l’État. » C’était pas un tendre le Jean-Jacques !
Le bon sens commun ne veut pas du retour de ces gens en France.
Pourquoi faudrait-il se décarcasser et dépenser des fortunes pour sauver
des gens dont le seul but dans la vie est d’assassiner des innocents ?
La Cour suprême irakienne accepterait donc de les juger en échange de
beaucoup de fric, d’armements - parce qu’ils ne veulent évidemment pas
rendre des canons Ceasar, nec plus ultra de notre artillerie que nous
leur avions « prêtés - d’entraînements militaires et de services
diplomatiques », affirme Hicham al-Hachemi. Donc si ceci est vrai, cela
signifie que le Gouvernement français serait prêt à dépenser entre 400
et 900 millions de dollars (en plus !) pour que l’on transfère ces gens
en Irak afin qu’ils y soient jugés.
Au fait, à comparer avec le « pacte de refondation » Buzyn pour les
Urgences à l’hôpital : 750 millions d’euros et le plan « Grand âge » :
300 millions. Qu’en pensent les con-tribuables ?

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