UJFP
Avec Trump, les méthodes de voyou se sont généralisées. Il déménage
l’ambassade américaine à Jérusalem, reconnaît l’annexion du Golan et à
présent considère que les colonies qui balafrent la Cisjordanie sont
« légales ».
Trump est un soudard qui piétine allègrement tout ce qui
pouvait rester du droit international. Il a déjà rompu avec les accords
signés sur le climat, le nucléaire iranien ou le blocus de Cuba. Il
prône et réalise une diplomatie de la canonnière.
Nétanyahou est un soudard. La vie humaine de
l’autre, le/la Palestinien.ne déshumanisé.e n’a aucune importance pour
lui. Son régime torture, emprisonne des enfants, multiplie les
exécutions extrajudiciaires, tire à vue sur les civils.
Ailleurs dans le monde, des chefs d’État multiplient les actes dictatoriaux d’une brutalité extrême et se moquent ouvertement de toute notion de « droit international ». Citons Assad, Erdogan, MBS, Poutine, Bolsonaro et bien d’autres.
Le droit international, tel qu’il s’est bâti après 1945, était censé reposer sur des textes fondamentaux : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le bannissement des pratiques racistes et de l’apartheid, l’égalité des humains, le refus du colonialisme …
Mais s’agissant de la Palestine les violations du droit international ne datent pas d’aujourd’hui. En effet :
1947 : vote de la partition de la Palestine. De quel droit ampute-t-on un peuple de plus de la moitié de son pays ?
1948 :
nettoyage ethnique prémédité de la Palestine. Vote de la résolution 194
sur le retour des expulsés dans leurs foyers. Que fait l’État
d’Israël ? Il interdit ce retour, détruit les villages et efface leurs
traces. Aucune sanction ! Au contraire, Israël est admis à l’ONU avec la
mention « Israël est un État pacifique, capable de remplir les
obligations de la Charte et disposé à le faire » !
1967 :
vote de la résolution 242 intimant à Israël de se retirer des
territoires nouvellement occupés. Que fait l’État d’Israël ? Il annexe
Jérusalem-Est (et bientôt le Golan) et commence à coloniser les
territoires occupés. Aucune réaction, aucune sanction.
1993 :
la communauté internationale prétend soutenir un « processus de paix »
devant aboutir à deux États sur la base des frontières d’avant 1967. Que
fait l’État d’Israël ? Il accélère la colonisation et envahit les
territoires occupés. Aucune sanction.
2002 :
le Parlement européen vote la suspension de l’accord d’association
entre Israël et l’Union Européenne. Que fait la Commission ? Elle passe
outre et les produits israéliens, même ceux des colonies continuent à
arriver, détaxés, dans nos assiettes.
2004 :
La Cour Internationale de Justice (qui dépend de l’ONU) déclare
illégale la construction du mur. Israël poursuit et achève sa
construction. Aucune sanction.
2005 :
la société civile palestinienne lance l’appel international BDS
(Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’État d’Israël jusqu’à
ce qu’il respecte le droit international. Que font les pays européens ?
Ils multiplient les textes liberticides tentant d’empêcher toute
critique de l’apartheid israélien et du sionisme, et tentent d’étouffer
le BDS. Ils appuient les tentatives de criminaliser le soutien à la
Palestine en assimilant de façon honteuse ce soutien à l’antisémitisme.
2006 :
La « communauté internationale » exige des élections libres en
Palestine. Celles-ci ont lieu et le Hamas en sort vainqueur. L’Union
Européenne suspend immédiatement ses versements à l’Autorité
Palestinienne et enjoint à celle-ci de se débarrasser du Hamas.
2017 :
Richard Falk et Virginia Tilley publient un rapport commandé par l’ONU
et très documenté attestant qu’Israël est un État d’apartheid. Que fait
le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres ? Il refuse que le
rapport soit publié.
2019 :
L’Union Européenne réaffirme officiellement que l’occupation et la
colonisation de la Palestine sont illégales. Pourtant, les produits des
colonies ne sont toujours pas interdits.
On pourrait continuer.
Nous nous adressons aux dirigeant.es français.es et européen.nes : vous vous lamentez de la disparition du droit international et de la généralisation d’une gestion du monde faite de brutalité et de violations de tous les droits ?
Vous pouvez agir : cessez d’être complices avec vos communiqués honteux stigmatisant les Gazaouis et les autres Palestiniens qui résistent ! Sanctionnez l’occupant ! Arrêtez de coopérer politiquement et militairement avec cet État d’apartheid !
La Commission Israël-Palestine, pour la Coordination nationale de l’UJFP, le 28 novembre 2019.
Union Juive Française pour la Paix
Ailleurs dans le monde, des chefs d’État multiplient les actes dictatoriaux d’une brutalité extrême et se moquent ouvertement de toute notion de « droit international ». Citons Assad, Erdogan, MBS, Poutine, Bolsonaro et bien d’autres.
Le droit international, tel qu’il s’est bâti après 1945, était censé reposer sur des textes fondamentaux : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le bannissement des pratiques racistes et de l’apartheid, l’égalité des humains, le refus du colonialisme …
Mais s’agissant de la Palestine les violations du droit international ne datent pas d’aujourd’hui. En effet :
On pourrait continuer.
Nous nous adressons aux dirigeant.es français.es et européen.nes : vous vous lamentez de la disparition du droit international et de la généralisation d’une gestion du monde faite de brutalité et de violations de tous les droits ?
Vous pouvez agir : cessez d’être complices avec vos communiqués honteux stigmatisant les Gazaouis et les autres Palestiniens qui résistent ! Sanctionnez l’occupant ! Arrêtez de coopérer politiquement et militairement avec cet État d’apartheid !
La Commission Israël-Palestine, pour la Coordination nationale de l’UJFP, le 28 novembre 2019.
Union Juive Française pour la Paix

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