Victor Ayoli
Le virus qui bouleverse le monde entier s’appelle le SARS-CoV-2, en anglais « severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 ».
Ce nom a été choisi car le virus est génétiquement apparenté au
coronavirus responsable de la flambée de SRAS de 2003. Bien
qu’apparentés, les deux virus sont différents. C’est donc le nom
officiel, scientifique de ce brave coronavirus qui nous confine par peur
de la maladie qu’il provoque, nommée, elle, COVID-19 (pour coronavirus disease apparu en 2019.
Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde, disait Albert Camus. Voilà, maintenant, on sait de quoi on parle.
Est-il naturel ce brave SARS-CoV-2 ? Possible, quasiment sûr selon la
doxa des scientifiques qui squattent les espaces médiatiques. Bon. Ils
ont probablement raison puisque eux sont des « sachants » à défaut
d’être toujours des savants.
Probablement, mais pas sûr… Mais agiter quelques doutes là-dessus
vous rejette immédiatement dans la catégorie des « complotistes ». Et
pourtant…
Certains ont émis l’idée que SARS-CoV-2 aurait été créé par des
chercheurs chinois dans le laboratoire P4 flambant neuf, à la pointe de
la technologie en la matière, installé avec l’aide des Français. Il faut
savoir qu’un accord fut conclu dès 2004 pour la livraison rapide d’un
laboratoire P4, accompagné d’un programme de formation pour les
chercheurs chinois. Sarkozy suspendit le projet relancé par Hollande,
convaincu par Raffarin. Le laboratoire, construit donc à Wuhan, fut
inauguré le 22 février 2017 par Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine
qui firent spécialement le voyage. Une cinquantaine de chercheurs
français devait travailler avec leurs collègues chinois dans ce labo. La
France avait exigé des mesures de sécurité draconiennes et la promesse
qu’aucune recherche à destination militaire ne serait effectuée. Les
Chinois signèrent en souriant tout ce qu’on leur demandait. Mais les
chercheurs français n’y mirent jamais les pieds… Plus de gêneurs donc
pour, peut-être, fignoler en douce des armes bactériologiques. Possible
mais pas sûr.
Mais il y a autre chose. Les savants fous ne sont pas une vue de
l’esprit. Le physicien américain Kenneth Bainbridge, responsable du
premier essai de bombe atomique au Nouveau Mexique, avait déclaré à
Robert Oppenheimer, patron du projet Manhattan : « Now we are all sons of bitches » (Maintenant nous sommes tous des fils de putes). Y aurait-il des « sons of bitches » dans les biotechnologies. Possible mais pas sûr.
Et pourtant…
Lu dans « Le quotidien du pharmacien » daté de décembre 2011.
On y apprend des choses troublantes, passées inaperçues pour le commun
des mortels et qui peuvent peut-être éclairer la succession de pandémies
mettant en danger une grande partie de l’humanité :
« Un virus H5N1 artificiel très contagieux. Le dilemme des chercheurs ».
Un
groupe de scientifiques du centre Erasmus, aux Pays-Bas, a annoncé être
parvenu à créer à partir du virus H5N1 responsable de la grippe
aviaire, une souche hautement contagieuse capable de se transmettre
d’homme à homme. L’objet de la recherche et sa publication prévue dans
« Science » sont à l’origine d’une controverse entre chercheurs,
notamment en raison d’un risque de bioterrorisme.
La
menace d’une pandémie grippale est réelle. Les pays et les chercheurs
s’y préparent. Au Centre Erasmus des Pays-Bas, l’équipe du virologue Ron
Fournier a cherché à comprendre comment le virus responsable de la
grippe aviaire (H5N1), à l’origine de flambées épidémiques de grande
ampleur dans les élevages de volailles, hautement pathogène chez l’homme
mais jusqu’ici peu transmissible d’homme à homme, pouvait se
transformer en un virus hautement contagieux. Les cas humains
d’infection à H5N1 (565 personnes dont 331 décès) étaient
essentiellement dus à des contacts directs ou indirects avec des animaux
contaminés. Toutefois, le virus H5N1 qui continue à circuler parmi les
populations de volailles demeure un virus grippal à potentiel pandémique
et les scientifiques craignent qu’il n’acquière, à la faveur d’un
réassortiment génétique, la capacité de se transmettre d’homme à homme.
Les
travaux de l’équipe hollandaise réalisés chez le furet montrent qu’un
tel changement est possible et « plus facilement qu’on ne le pensait »,
souligne Ron Fournier. Les
chercheurs ont réussi à introduire plusieurs mutations dans le génome
du virus H5N1. Au bout du processus, ils ont obtenu un nouveau virus
capable de se transmettre par voie aérienne (aérosols). Toutes
les mutations introduites sont des mutations déjà observées dans la
nature, même si elles ne l’ont jamais été simultanément.
Cette
découverte est, selon les chercheurs, un pas important dans la lutte
contre les pandémies. « Nous savons aujourd’hui quelles mutations
surveiller, ce qui, en cas d’épidémie, permettra de la stopper avant
qu’il ne soit trop tard. Mieux encore, cette découverte va permettre de
développer à temps des vaccins et des médicaments », poursuit Ron
Fournier.
Plus dangereux que l’anthrax
Les
premiers résultats ont déjà été présentés lors du Congrès de l’ESWI
(European Scientific Working Group on Influenza), en septembre, et
doivent être publiés dans « Science ». Mais la publication a été
retardée par l’agence américaine pour la biosécurité (NSABB, National
Science Advisory Board for Biosecurity), qui procède à sa relecture.
L’agence américaine pourrait publier dans les jours à venir des
recommandations pour ce type d’études, celles dont les résultats peuvent
être exploités à des fins de bioterrorisme. Comparant le virus au
bacille du charbon, Paul Keim, du NSABB affirme : « Je ne connais aucun
organisme qui fasse aussi peur que celui-là. Comparé à lui, l’anthrax ne
fait pas peur du tout ».
Des scientifiques, comme Richard Ebright (New Jersey), assurent même qu’une telle recherche « n’aurait jamais dû être faite ».
D’autres soulignent l’importance de ces résultats, qui représentent,
selon Michaël Osterholm, directeur du Center for Infectious Disease and
Policy (Université du Minnesota) et membre du NSABB, « un tournant
décisif ». Il ne s’oppose pas à sa publication mais suggère que
certaines informations soient dissimulées. « Nous ne voulons pas donner à
des personnes mal intentionnées un mode d’emploi pour transformer
quelque chose de mauvais en autre chose de très mauvais »,
souligne-t-il. En
France, le Dr Jean-Claude Manugerra, virologue, responsable de la
cellule d’intervention biologique d’urgence à l’Institut Pasteur,
souligne le sérieux de l’équipe hollandaise. « La question posée était
légitime et la méthodologie, classique », explique-t-il. Pour lui, il
s’agit d’un dilemme classique de la démarche scientifique. Il s’inquiète
peu d’une éventuelle publication, car, précise-t-il, « peu d’équipes
dans le monde seront capables d’exploiter les résultats de cette
étude ». En revanche, il serait pour « une destruction du virus », une fois les résultats obtenus. Le centre Erasmus précise pour sa part que « l’étude a été réalisée avec le soutien du NIH américain et a bénéficié de l’appui d’experts du CDC d’Atlanta pour les contrôles dans le laboratoire de haute sécurité. »
Donc un virus extrêmement dangereux, bien plus que ce brave
SARS-CoV-2 puisque tuant 60 % des contaminés, existe quelque part. Où ?
Aux Pays-Bas ? Aux Etats-Unis ? Gardé par qui ? Par le NIH ? Où par la CIA ? À quelle destination ?
Bon. Ça c’était en 2011. Mais ce n’est pas tout.
Un
virus inquiétant créé en Chine. Des chercheurs Chinois ont fabriqué un
virus hybride de la grippe aviaire très dangereux. Des scientifiques
tirent la sonnette d’alarme.
Utile
ou dangereux ? La communauté scientifique mondiale est en émoi depuis
l’annonce, vendredi, dans la revue américaine « Science », de la
création d’un dangereux virus hybride par des biologistes chinois. Alors
que la Chine se débat avec une nouvelle énième épidémie de grippe
aviaire, une équipe de chercheurs de l’université agricole du Gansu a
donné naissance à un nouveau virus, mélangeant des gènes de H5N1 et de
H1N1.
Le premier, qui a contaminé 628 personnes depuis 2003, mortel dans 60 % des cas,
peut être transmis à l’homme par les oiseaux, mais pas d’humain à
humain. Le H1N1, apparu au Mexique en 2009, n’est pas réputé plus mortel
qu’une grippe ordinaire mais il est hautement contagieux. Il aurait
infecté un cinquième de la population mondiale lors de la pandémie de
cette année-là, tuant 18 000 personnes.
Le but de l’expérience n’est pas clair
L’hybride made in China a pris le pire des deux, avec cette caractéristique inquiétante : il se transmet très facilement entre deux cochons d’Inde, via les voies respiratoires. Par un simple éternuement, par exemple. Conclusion
des chercheurs chinois : le redoutable H5N1 n’a besoin que d’une toute
petite mutation pour devenir transmissible entre mammifères.
« Fallait-il
donner ce coup de pouce à la nature juste pour démontrer cela ? »,
grondent les spécialistes. La démonstration n’en vaut pas la chandelle
au regard des risques. Une erreur de manipulation, une fuite, une
mauvaise intention et un virus OGM de ce genre peut aisément
« contaminer les gens, provoquer entre 100 000 et 100 millions de
morts », estime Simon Wain Hobson de l’Institut Pasteur.
Pour
Robert May, ancien président de l’Académie des sciences britannique,
l’équipe chinoise a cédé à l’ambition plus qu’au bon sens. Le but de
cette expérimentation n’est pas clair. « Ce genre de recherche est
inutile à la fabrication d’un vaccin. S’il s’agissait uniquement de
démontrer qu’une mutation le rend transmissible entre humains, c’est
aussi vain que coûteux : on le sait déjà, confirme le virologue de Pasteur Jean-Claude Manuguerra (lire ci-contre). Il
y a deux ans, des recherches similaires, conduites aux Pays-Bas et aux
États-Unis, s’étaient vues interdites de publication, par peur de
récupération terroriste, et un moratoire décrété. Il a pris fin en
janvier dernier. »
Les furets d’un côté, les cochons d’Inde de l’autre, c’est pareil.
Les Chinois ont donc repris les travaux de Ron Fournier du centre
Erasmus aux Pays-Bas menant à la transmission directe de mammifère à
mammifère par simple éternuement ou postillons. Pour en faire quoi ? Des
vaccins ? Ils sont où ?
Notons que les travaux chinois n’ont pas été réalisés au labo P4 de Wuhan, conçu par les Français, mais à l’Université agricole de Ganzu.
Alors il vient d'où SARS-CoV-2 ? Il peut venir d'un marché à bestiaux
de Chine. Ou pas… Il peut venir des Etats-Unis. Ou pas… Il peut venir
des Pays-Bas. Ou pas…
Il n'est pas venu d'une attaque bactériologique caractérisée et
volontairement décidée car les attaquants potentiels sont eux-mêmes
victimes. Une telle attaque bactériologique ne pourrait avoir lieu que
si l'attaquant possédait un traitement ou un vaccin efficace pour sa
propre population ! Ce qui n'est pas le cas pour cette fois.
Voilà. Maintenant chacun peut un peu mieux se faire son opinion sur
ces drôles de virus qui nous cernent, nous confinent, nous menacent. Jusqu’à quelle catastrophe ?
Notes :

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire