Claude-Marie Vadrot
Les prévisionnistes sont inquiets aux Etats Unis et dans le monde entier.
La saison des ouragans et autres cyclones ou tempêtes à venir d’ici à
la fin de l’année 2020 pourrait être particulièrement violente dans tout
l’hémisphère nord. Les services météorologiques américains ont diffusé
le 21 mai un communiqué expliquant qu’elle serait « au dessus de la normale ». Notamment avec de trois à six phénomènes supérieurs au niveau 3 attendus sur l’Atlantique. « Il existe au moins 60 % de probabilités d’une saison au dessus de la normale »,
a expliqué Neil Jacobs, le patron de l’Agence américaine d’observation
océanique et océanique (NOAA) au cours d’une conférence de presse
extraordinaire. Un avertissement qui vaut aussi pour l’Europe.
Les services de cet organisme américain qui n’a pas l’habitude
d’insister sur ses « prévisions » à long terme, expliquent que près de
19 tempêtes tropicales sont attendues sur l’océan Atlantique, qu’une
dizaine d’entre elles pourrait se transformer en ouragan, certaines
entrainant des vents proches des 200 kilomètres/h. Comme la saison
de ces excès climatiques commence au début de mois de juin, les
responsables de la NOAA, viennent d’appeler la population à se préparer à
des opérations d’évacuation et à repérer les refuges dans lesquels les
habitants pourront se mettre à l’abri. Et il prévient également que la
situation sera partout compliquée par l’épidémie du Coronavirus et les
mesures de distanciation physique qui réduiront le nombre des places
disponibles.
Le chef des prévisionnistes de la NOAA relaye donc les conseils de
Carlos Castillo, responsable de l’Agence fédérale des situations
d’urgence : « Il est recommandé à chacun de trouver, dans la mesure
du possible, de la famille ou des amis hors des zones frappées par un
ouragan ou de prévoir des hôtels situés hors de la zone d’évacuation. » Les
scientifiques états-uniens cherchent à éveiller l’attention de leurs
compatriotes et des habitants de toute l’Amérique du Nord et des
Caraïbes, qui ont déjà oublié les dangers des ouragans majeurs parce
qu’ils ont épargnés le continent au cours de l’année 2019.
Des ouragans plus puissants
Comme l’ont expliqué à plusieurs reprises les observateurs du GIEC,
ce n’est pas tant le nombre des tempêtes qui augmente mais surtout leur
force et leurs pouvoirs de destructions liées à la progression du
réchauffement climatique. Une évolution qui affecte aussi bien
l’Amérique que l’Asie où le Bangladesh vient de connaitre son plus grave
cyclone depuis 1970. Lequel avait entrainé 500.000 morts. L’Europe ne
devrait pas plus être épargnée par les accidents climatiques majeurs
qu’elle a déjà connu deux années avec une chaleur supérieure à la
moyenne. Tous les dérèglements sont possibles. Pour les climatologues,
certes la sécheresse menace en France, mais ils craignent, comme aussi
dans d’autres pays européens, la multiplication des accidents climatiques
localisés et meurtriers.
Et en France comme ailleurs, les gouvernements tétanisés par la
pandémie du coronavirus, ne prêtent aucune attention aux avertissements
répétés des climatologues en particulier et des écologistes en général.
Alors que les accidents climatiques que le monde devra affronter dans
les mois à venir pèseront également sur la vie quotidienne et sur
l’économie.

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