Bernard Gensane
Une nouvelle entreprise de flicage et de syphonage de nos porte-feuilles est apparue en Normandie en 2018 : les voitures radars privatisées.
Il ne s'agit en aucun cas d'améliorer la sécurité routière, donc de sauver des vies mais de voler de l'argent aux conducteurs et d'instaurer un climat totalitaire sur nos routes.
Des
véhicules “ flasheurs ” banalisés, conduits par des chauffeurs privés
employés d'entreprises privées, contrôlent nos vitesses sans qu'on s'en
aperçoivent (5 heures 30 par jour) à la place des policiers et
gendarmes. Expérimentée en Normandie, cette “ externalisation de la
conduite ” devrait couvrir tout le territoire français en 2021.
On sait depuis trente ans que la vitesse n'est qu'une des causes principales des accidents. Les pouvoirs publics se contrefichent de l'amélioration de la sécurité routière : ils ont préféré investir dans un système répressif qui coûte peu cher et qui rapporte gros.
Des députés ont fini par s'émouvoir de cet état de fait scandaleux et ont posé des questions écrites au ministre de l'Intérieur en octobre 2020. Ils voulaient savoir, d'une part, si sur les routes par lesquelles passent ces radars sur roues, les accidents étaient en diminution, et si leur gravité était moindre. De plus, ils voulaient savoir si cette externalisation de la conduite avait des effets sur la présence des forces de l'ordre sur la route, et si celles-ci étaient recentrées sur d'autres missions, comme les contrôles ciblés d'alcoolémie ou de stupéfiants.
Par ailleurs, ces élus ont demandé au gouvernement si les voitures radars privatisées, pendant qu'elles circulent, remontent des données relatives à la sécurité routière, comme la vitesse du trafic ou les éléments de la signalisation routière. Si oui, ces élus souhaitaient savoir quelles étaient les données ainsi enregistrées, comment et combien de temps elles seraient conservées.
Source : Ligue de Défense des Conducteurs.


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