Antoine Manessis
Consternant. Ici, Jean, Lise, Cathy, Christian pensent qu'il les prend pour des imbéciles. Un quart d'heure de propagande. Une fois par an, on devrait être respectés.
Ce ne sont pas des vœux mais une déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme. Tout le reste de son discours sonne faux et creux. Un extraterrestre a parlé, a dit de façon assez percutante et pertinente JL Mélenchon.
Bien entendu notre ressenti des vœux présidentiels ne peut prétendre à l'objectivité. C'est toute la politique de Macron que nous récusons et combattons, il n'y a donc pas de raison que l'exercice contraint des vœux télévisés nous fasse changer d'avis.
Cependant on peut tenter d'avoir un point de vue un peu distancié au moins quant à la forme. Ainsi on peut dire que le désormais fameux "Je crois aux forces de l'esprit" de François Mitterrand ne manquait pas de style même si le bilan de l'homme politique fut sans doute le plus destructeur de la gauche en France. Pire que celui de Guy Mollet qui, lui, n'avait pas compromis les communistes dans son abaissement.
Or chez Macron nous cherchons mais nous ne trouvons rien. Cet homme, son expression, son regard semble vides. Extraterrestre dit Mélenchon, humanoïde dirons-nous. Il manque une étincelle, une âme, une profondeur chez ce président qui pourrait nous convaincre qu'il partage au moins cela avec nous humbles mortels bien éloignés de la start-up Olympe. Est-on sûr que Macron saigne quand il loupe d'ouverture d'une huître et se plante le couteau dans la main ? Même le Covid semble glisser sur lui.
Plus sérieusement loin de nous de ne pas respecter son humanité. Mais sa froideur, qui n'est absolument pas compensée par son ton de télé-évangéliste ou de (très ) mauvais acteur (plaignons sa prof de théâtre), est telle que le contact ne s'établit pas.
Même Giscard, l'aristo de pacotille qui avait acheté sa particule nous était plus proche par sa préciosité ridicule.
Décidemment il ne restera rien de Macron, sauf quelques mauvais souvenirs. Du moins espérons-le.

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