Claude-Marie Vadrot
À la Cop26, les pays riches sont surtout préoccupés de leurs problèmes et de leurs mensonges
À la COP 26 les pays riches surtout préoccupés de leurs problèmes
Au moment où les pays riches et industrialisés vont rivaliser
d’hypocrisie et de mauvaise foi dans les débats de Conférence climat de
Glasgow, les Nations unies annoncent que plus d’une centaine de millions
d’Africains seront victimes du réchauffement climatique. D’ici à 2030.
« Victime » ne signifie pas qu’ils seront simplement « concernés »,
mais qu’ils mourront à cause de la modification de leurs conditions de
vie et de la crise alimentaire déjà en cours. Une dizaine d’organismes
internationaux ou onusiens s’apprêtent à rendre public leurs conclusions
; tout en espérant que les premières fuites chiffrées alerteront en
temps utile les participants de la COP 26. Pour la Terre comme pour
l’Afrique.
Les morts annoncés
D’ici 2030, affirment tous les spécialistes de ces nations
africaines, quels que soient les organismes qui concourent aux
avertissements élaborés sous l’égide de l’Organisation météorologique
mondiale, _« on estime que 118 millions de personnes extrêmement
pauvres, c'est-à-dire vivant avec moins de 1,80 euros par jour, seront
exposées à la sécheresse, aux inondations, à la mort lente de nombreux
lacs et aux chaleurs extrêmes en Afrique si des mesures ne sont pas
prises ». Au cours de l’année 2020, les indicateurs climatiques en
Afrique ont été, avertissent les textes qui circulent, caractérisés par
une augmentation continue des températures, une accélération du niveau
des mers, des inondations, des phénomènes météos extrêmes, des
sécheresses des glissements de terrain et un nombre d’impacts
grandissants.
Les réfugiés, les capitales et en Europe
La fonte rapide des derniers glaciers de ce continent dont la
disparition totale est proche et le réchauffement plus rapide que celui
du reste du monde va entraîner au moins deux phénomènes. D’abord des
dégâts irréversibles pour une agriculture déjà fragile, une insécurité
alimentaire grandissante et ensuite des exodes de populations.
Lesquelles iront grossir des villes africaines déjà surpeuplées puis
tenteront leur chance en essayant de gagner l’Europe. Ces différents
impacts climatiques, expliquent que la vulnérabilisé de l’Afrique puisse
entraîner dés les années 2030, puis ensuite à l’horizon 2050, la mort
de plusieurs centaines de millions de personnes. Une conséquence
effarante auprès de laquelle les inquiétudes des vignerons français pour
le goût de leur vin paraissent bien dérisoires. D’autant plus que les
chiffres sont formels : le continent africain se réchauffe plus
rapidement depuis une dizaine d’année que le reste de la planète.
Mais
la Cop 26 ne parait pas décidée à s'en occuper. D'où les premières
fuites...

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