Antoine Manessis
Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFM dans une émission consacrée à la lutte contre la réforme macroniste des retraites.
Mélenchon a pulvérisé les arguties des journalistes néo-libéraux qui l'interrogeaient. Ceux-ci, se comportant davantage en militants de la Macronie qu'en journalistes, se sont heurtés au mur des arguments et des propositions de l'Insoumis.
On doit noter une fois de plus la manière dont Mélenchon est harcelé par des attaques continues, lâchement hypocrites. Ce n'est pas un débat voire un "combat" démocratique et légitime, c'est l'allusion sournoise permanente des chiens de garde. La fin de l'émission fut révélatrice des méthodes écœurantes de BFM.
"L'affaire" Adrien Quatennens et son retour aux bancs de l'Assemblée ayant suscité une bronca des macronistes, oublieux de leurs boulets. La scène fut diffusée pour tenter une diversion qui, en créant le buzz, effacerait les deux heures de l'argumentaire solide et convaincant de Mélenchon. La surréaction du leader de la FI était espérée, provoquée.
"Il a été condamné, le juge aurait pu le déclarer inéligible, il ne l’a pas fait, donc Adrien Quatennens reprend son travail de député après avoir vécu un moment horrible, six mois de bashing. Ce que vous espérez, c’est de trouver les moyens de diviser les Insoumis entre eux. Maintenant, ça suffit, foutez-lui la paix, lâchez-nous ! Qu’est-ce que vous attendez ? De le tuer ?" a-t-il dit en s'adressant aux journalistes. Avant de quitter l'émission visiblement bouleversé.
Le piège était refermé. Les commentaires, les images allaient se concentrer sur cette dernière scène. Tentant d'annuler ce qui avait précédé quand Mélenchon écrasait par la qualité de son argumentation et sa verve les discours des chargés de mission de la Macronie. Elle était loin la réforme des retraites. Tous les journaux titrent sur cet incident qui n'a duré que quelques 2 ou 3 minutes. Oui, effacées les 2 heures où Jean-Luc Mélenchon déconstruisait la casse macroniste des retraites et offrait, avec ses propositions chiffrées, une perspective progressiste au mouvement social.
On pourra toujours épiloguer sur ce qu'il fallait faire face à la grossière manœuvre de BFM, la chaîne du milliardaire Patrick Drahi, l'homme au domicile fiscal douteux. Reste qu'une question démocratique demeure : comment desserrer l'étau propagandiste que le capital déverse à travers ses médias.
Il y a beaucoup à faire et l'intervention des masses nous semble nécessaire pour que l'impunité dont jouissent les chiens de garde ne se poursuive pas sans susciter de réaction de la part des forces populaires.
Saluons tout de même la décision de l'ARCOM (ex CSA) de sanctionner la télé fasciste C-8 après que le voyou Hanouna ait insulté un député de la France Insoumise. Une amende de 3,5 millions d'euros pour la chaîne de Bolloré. Un sain avertissement. Enfin.

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