mardi 12 décembre 2023

Pour Alain Minc, l’extrême droite, ce n’est pas si terrible

Politis

Chantre de « la mondialisation heureuse », l’entremetteur Alain Minc dit couramment assez cyniquement à voix haute ce que ceux dont il sert les intérêts se contentent de susurrer. 

C’est le cas quand il expose sur France Culture, le 4 décembre, combien ce qui s’est passé en Italie est « très fascinant » puisque « Mme Meloni est rentrée dans le rang » et même dans son fumeux « cercle de la raison » car « elle a compris qu’on ne pouvait pas en sortir » (sic). Certes, concède-t-il, Giorgia Meloni prend « des mesures symboliques en matière sociétale » qu’il n’aime pas tellement.

« Mais pour le reste, elle n’a en rien bougé le positionnement de l’Italie » et « mène une politique relativement modérée, de droite », se félicite-t-il. Aussi, puisque Marine Le Pen « veut accéder au pouvoir », la vraie question qui importe à ses yeux serait de savoir si elle accepte de « dire comme Mme Meloni : l’Alliance atlantique est fondamentale, la construction européenne est fondamentale, et la politique budgétaire doit demeurer raisonnable »

On aura compris que ce sont là les conditions, bien légères, que posent au RN les milieux d’affaires.

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