Antoine Manessis
Les derniers sondages sur les élections européennes sonnent l'alerte.
Le RN mené par Jordan Bardella est donné largement en tête (entre 27 et 30%).
La Macronie parvient péniblement à 20%, son noyau dur les CSP+ pour qui tout va bien. La droite LR part en capilotade entre 8 et 6%. Pas d'effet Attal...Tu m'étonnes. Devancée même dans certains sondages par Reconquête conduite par Marion Maréchal Le Pen. Ce dernier parti étant donné à 7%.
À gauche la France Insoumise est entre 8 et 7%. Ce n'est évidemment pas satisfaisant mais compte tenu du LFI bashing on pouvait craindre pire. Mais impossible d'en rester là. Mobilisation dès maintenant pour l'Union populaire.
La liste PS, avec Raphael Glucksmann à sa tête, navigue entre 8 et 10%. "L'effet" Glucksmann, inventé par les médias pour affaiblir la FI, semble devoir faire flop même si 10% peut sembler beaucoup si l'on se demande qui peut bien avoir envie de voter pour un PS mené par un non-socialiste au discours droitier et belliciste.
Le PCF coule entre 2 et 4%. Comme d'habitude. Déjà Fabien Roussel est désolant mais Léon Deffontaines est calamiteux.
Les Ecolos sont, loin de leurs folles espérances, entre 6 et 8%. Loin de ce qui les a motivé pour refuser une liste d'union de la NUPES. Il est important de montrer aux diviseurs de la NUPES que la division ne paye pas. Alors qu'ils devraient avoir une autoroute devant eux, leur incapacité à porter un message écologique anti-capitaliste et social les marginalise. Le soutien de Daniel Cohn-Bendit, macroniste repenti et crapule confirmée, ne peut que leur faire perdre un ou deux points dans les sondages.
Notons que le PRG et le groupuscule de Bernard Cazeneuve arrivent péniblement au niveau de Lutte Ouvrière...entre 1et 2%.
Par ailleurs, la part des sondés certains d’aller voter, se situe entre 41 % et 45 %. Cette part est appelée à progresser au fur et à mesure que l’échéance approche. En 2019, aux dernières élections européennes, la participation était de 50,6 % (+ 8 points par rapport à 2014). On peut donc penser que l'électorat populaire et les jeunes, plus abstentionnistes que les catégories privilégiés et les vieux, vont se mobiliser davantage et que cela pourrait, devrait profiter à la liste d'Union populaire, à la France Insoumise et donc à la gauche.
Voter aux européennes, face à une extrême-droite placée à 37% dans les sondages, est une urgence politique.

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