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La grève des enseignant-e-s a connu une forte mobilisation (47% dans les collèges et lycées) malgré les chiffres annoncés par le ministère du Collège Stanislas (20%).
Même Le Figaro annonce "55% des professeurs ont débrayé dans les collèges". Même BFM-tv annonce "Un beau chiffre pour les syndicats enseignants : 47% d'entre eux font grève ce jeudi 1er février dans les collèges et lycées. Le nombre de professeurs qui ont choisi de manifester leur colère dépasse les espérances des centrales."
Les organisations syndicales, quant à elles, ont annoncé des taux de participation de 54 % dans le secondaire, et de 60 % dans le primaire.
Les manifestants sont en effet mobilisés et remontés contre la ministre :"500.000 euros par an à la Fédération de tennis pour Oudéa-Castéra, c’est ce que gagne une AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap, NDLR) en 48 ans" faisait remarquer, un peu taquin, un manifestant...
FSU, Unsa-éducation, CGT, FO, Sgen-Cfdt et Sud-éducation, c'est un front uni qu'ont présenté les syndicats. Professeurs, surveillants, assistantes sociales, AESH et chefs d’établissement ont manifesté ensemble.
Faisant le bilan de la journée de grève Sud-Education considère que "La journée du 1er février est une réussite, avec plus d’un enseignant sur deux en grève et des manifestations fournies et combatives, la ministre doit accéder aux revendications de la profession" et appelle "les personnels à se mettre en grève mardi 6 février et à débattre aujourd’hui de la reconduction du mouvement". L'intersyndicale se réunit aujourd'hui vendredi 2 février.
La grève la plus suivie depuis 2020. Salaires, conditions de travail, recrutement de profs, nombre d'élèves par classe, la défense de l’école publique...étaient à l'ordre du jour mais aussi une indignation devant le comportement et les propos de "Marie-Antoinette" Oudéa-Castéra. Pas étonnant donc qu'un des slogans les plus populaires des manifs fut "Oudéa, casse toi !"
Tout y passe comme la mise en place de groupes de niveau sans déployer de vrais moyens qui aggrave la sélection sociale, plusieurs enseignants ont qualifié cela de tri social. Le projet gouvernemental passéiste et conservateur. Les âneries sur l'uniforme et le SNU. Tous s’inquiètent également de la volonté de faire du diplôme national du brevet (DNB), en fin de 3e, un point de passage obligatoire conditionnant l’accès au lycée avec un risque de relégation scolaire. "L’école est dans une situation comparable à l’hôpital public. On ne peut pas continuer à nous parler des uniformes et du SNU quand l’école est en train de s’effondrer" déclare une responsable du Snes-FSU.
Pour améliorer l'ambiance, le recteur de Paris, Christophe Kerrero, en poste depuis 2020, a annoncé sa démission vendredi 2 février dans une lettre adressée aux personnels de l’académie. Une décision rare et fracassante pour l’un des plus hauts cadres de l’Education nationale, symbole d'un malaise grandissant.
La grève peut se poursuivre avec le même élan unitaire et la même combativité. Espérons-le.

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