lundi 19 août 2024

Plagiats et censures

Théophraste

Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement sous l’inspection de deux ou trois censeurs. (Beaumarchais)

Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l’opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler ; pourvu qu’on ne parlât jamais de politique, on pouvait raisonner librement de tout. (Stendhal)

Pourvu qu’on ne plaisantât ni de Netanyahou, ni de prépuce, ni de Macron-banquier-éborgneur, ni de sa prof de français maquillée comme un camion volé, ni de Bolloré, ni de Zelinsky, ni de Tsahal, ni du roi d’Angleterre, pourvu qu’on ne dît du bien ni de Poutine, Xi Jinping, Maduro, Castro, le Che, Huguette Bello, Lucie Castets, Mélenchon, ni des Palestiniens, ni de Julian Assange, ni du Grand Soir, ni de tout ce qui permet un peu de franc-parler, pourvu qu’on ne parlât jamais des vrais enjeux politiques...

... on peut raisonner librement de tout (y compris des Ouïghours) en Macronie. Même à la télé !

Le Grand Soir 

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