En France, peut-être plus qu’ailleurs dans le monde, peut-être plus encore avec le pouvoir actuel, publier des informations dont le but est de soutenir le peuple palestinien, écrasé sous les bombes, peu à peu détruit culturellement et ethniquement, subissant un racisme écœurant, comporte le risque certain d’être considéré et désigné comme « antisémite notoire », avec tout ce que cela implique de menaces de tous ordres.
Nous sommes donc amenés à être prudents dans notre soutien, peut-être moins « bruyants » qu’il ne le faudrait. Le problème, que chacun peut comprendre, c’est qu’à partir d’un certain niveau de silence ou de murmures, cela revient à de la complicité de crimes organisés par un État, l’État israélien, en l’occurrence.
Alors, tant pis, mieux vaut encore subir l’opprobre et la diffamation, plutôt que d’être complices. C’est une question d’humanisme qui n’a que faire des nations, des idéologies et des religions ; seul importent l’homme et sa souffrance !
Certains d’entre vous connaissent les nouvelles que je publie, ce matin. Mais pas tous, car on entend rarement ces nouvelles sur nos ondes, dans nos petits écrans ou dans nos journaux en France.
Soyons conscients des crimes. Être humainement solidaire des victimes de la Shoah, oui, mille fois oui, mais pas en oubliant les victimes des nouveaux criminels politiques. Il y en a marre !!!
Jean Dornac
Nous sommes donc amenés à être prudents dans notre soutien, peut-être moins « bruyants » qu’il ne le faudrait. Le problème, que chacun peut comprendre, c’est qu’à partir d’un certain niveau de silence ou de murmures, cela revient à de la complicité de crimes organisés par un État, l’État israélien, en l’occurrence.Alors, tant pis, mieux vaut encore subir l’opprobre et la diffamation, plutôt que d’être complices. C’est une question d’humanisme qui n’a que faire des nations, des idéologies et des religions ; seul importent l’homme et sa souffrance !
Certains d’entre vous connaissent les nouvelles que je publie, ce matin. Mais pas tous, car on entend rarement ces nouvelles sur nos ondes, dans nos petits écrans ou dans nos journaux en France.
Soyons conscients des crimes. Être humainement solidaire des victimes de la Shoah, oui, mille fois oui, mais pas en oubliant les victimes des nouveaux criminels politiques. Il y en a marre !!!
Jean Dornac
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Article paru de "L'Humanité", le 16 avril 2009
Convois humanitaires pour Gaza, simple stockage ou blocage ?
Égypte. Alors que les habitants de la bande de Gaza sont toujours dans le besoin après l’offensive israélienne, les marchandises passent au compte-gouttes.Al Arish (Égypte, frontière avec la bande de Gaza), correspondance particulière.
Al Arish, petite ville égyptienne située à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza, est le lieu de stockage de marchandises humanitaires à destination des Gazaouis. Sur place, les colis de nourritures et de médicaments sont entreposés en attente d’autorisation de passage vers le territoire palestinien. Les médicaments transitent par le poste frontière de Rafah, cogéré par l’Égypte et les Palestiniens, le reste passe par Awja, poste frontière sous surveillance égyptienne et israélienne.
Les conditions de stockage des marchandises à Al Arish sont un obstacle pour les convois, arrivés par voie terrestre notamment. Le club sportif est l’un des endroits improvisés qui héberge des tonnes de marchandises entreposées en vrac, sous le soleil, en proie au vol, car sans surveillance particulière. Parmi ces colis on trouve des médicaments, des boîtes de conserves, des sacs de riz et de thé, des vêtements, tout cela en provenance du Koweit, de Jordanie, d’Arabie saoudite, d’Italie, des États-Unis…

Dernièrement, affirment des témoins sur place, un convoi libyen est resté bloqué en ville durant un mois, attendant en vain les autorisations nécessaires au passage de leurs camions à Gaza. Fatigués, sans argent, les chauffeurs ont décidé de repartir en laissant la marchandise sur place. Des marchandises qui n’iront peut-être jamais à Gaza, et qui seront détruites voire distillées au marché noir, pensent certains.
Quatre camions en provenance de Tunisie attendent à Al Arish depuis le 1er avril. Partis de Tunis le 25 mars avec 72 tonnes de médicaments donnés par l’Union générale des travailleurs tunisiens, le convoi a d’abord été arrêté trois jours à la frontière entre l’Égypte et la Libye. Mohamed Hadi Guedish, responsable de l’UGTT promet qu’il ira jusqu’au bout pour que ces médicaments arrivent à Gaza, mais il craint que les plus fragiles soient déjà inutilisables.
Des membres de l’association italienne Music for Peace, qui collecte nourriture et médicaments via l’organisation de concerts dans les pays en guerre, séjournent aussi à Al Arish depuis presque un mois. Ils accusent les autorités égyptiennes de les pousser à quitter l’Égypte en laissant leurs marchandises sur place : « On nous demande de l’argent sans arrêt, pour payer l’entrepôt et les palettes. », déclare Stefano Rebora, président de l’association. D’après lui, les autorités bafouent le droit international sur la circulation de marchandises humanitaires. Deux de leurs camions sont déjà passés par Rafah, et les deux autres restent bloqués en territoire égyptien dans l’attente de l’aval d’Israël au point de passage d’Awja.
Selon un responsable du Croissant-Rouge égyptien, seule l’ouverture aléatoire des passages de Rafah et Awja déterminerait le bon déroulement des livraisons dans la bande de Gaza. En revanche, le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU ferait transiter sans difficulté ses propres marchandises ou celles d’autres d’organisations humanitaires. Reem Nader, responsable du PAM au Caire estime que « tout dépend des négociations entre les pouvoirs égyptien, palestinien, et israélien. Il faut ajouter que les organisations qui ont une représentation dans les territoires palestiniens et en Israël ont plus de chance de passer ».La complexité des procédures en vigueur a pour effet de retarder ou annuler la livraison d’une partie des marchandises à Gaza. La population est pourtant en état d’extrême urgence et dépend totalement de l’aide internationale.
Marie Girod
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Extrait du témoignage d'un médecin
Gaza : 2ème jour d’attente à Rafah - EgyptePar Dr Régis Garrigue
Depuis deux jours, une équipe Help Doctors (2 médecins, un psychologue et un logisticien) essaie de rejoindre Gaza par l’Egypte. Cette mission a pour objectif l’ouverture du dispensaire de Rafah pour les patients souffrant de maladies chroniques.
Ici, la situation est insaisissable.
Depuis la mission d’urgence que nous avons menée pendant la guerre à Gaza (du 11 au 20 janvier) nous tentons d’obtenir les autorisations pour y retourner.
Côté Israélien, il faut entrer par Erez. Pour passer il faut l‘accord de l’armée israélienne. A ce jour toutes nos demandes de « coordination » ont été refusées. Dernièrement il nous a été expliqué que nous devons être enregistré auprès du Ministère des Affaires Sociales Israélien, seul habilité à nous autoriser l'accès à Gaza. Après des dizaines de mails et d’appels téléphoniques, rien ne se débloque. Pour l’instant seules les ONG humanitaires qui ont une représentation permanente en Israël peuvent se rendre à Gaza.
Côté Egyptien, ou nous sommes arrivés il y a 2 jours par Le Caire. Le point de passage de Rafah Egypte a été fermé le 5 février. Malgré de nombreuses informations optimistes il y a quelques jours nous ne pouvons que constater que l’aide humanitaire internationale est effectivement interdite par ce point de passage.
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Source photos : http://www.creatividellanottemusicfoepeace.org/

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