ALCOOLS
Fermons les yeux au spectacle du monde
Exit la misère, les regards dévorant les visages
Les visages perdus, exit
La douleur de celui qui n’est rien
Face aux prédateurs de la vie
Fermons les yeux, plus rien n’existe
On peut s’aventurer dans les espaces vides
Les maisons désertées ont baissé leurs paupières
Toute une ville est à l’étiage.
Toi, voyageur immobile
Dont les pas n’ont pas d’ombre
Dont la bouche est sans poussière
Tes mots ont couvert les pavés
De fleurs illusoires
Comme celles qui coulent des larmes
Des vierges noires
La rue débouche sur la mer
Où sommeille
La vague limoneuse qui emporte
La vague limoneuse qui emporte
Jusqu’au pays rêvé
Où seuls
Les fous, les poètes et les enfants ont accès.
18 Mars 2009
18 Mars 2009


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