lundi 20 avril 2009

Le premier geste de Barack Obama à l’égard de Cuba

Par Salim Lamrani

(version française et espagnole)

Le 13 avril 2009, Barack Obama a effectué un premier pas constructif à l’égard de Cuba en annonçant la levée de certaines restrictions affectant les Cubains résidant aux Etats-Unis. Désormais, ces derniers pourront se rendre dans leur pays d’origine sans aucun obstacle et effectuer des transferts d’argent illimités à leurs familles. Le président étasunien tient ainsi sa promesse électorale et met un terme définitif aux sanctions économiques imposées par son prédécesseur George W. Bush en mai 2004, qui limitaient drastiquement les visites des émigrés cubains vers leur pays à 14 jours tous les trois ans et réduisaient l’aide financière à 100 dollars par mois(1).

(Le Président Chavez est un maître pour changer son pire ennemi en meilleur ami...
El Presidente Chavez es maestro en cambiar a su peor enemigo en su mejor amigo...)

Il s’agit du premier assouplissement significatif de la politique étasunienne à l’égard de La Havane depuis près de trente ans. En effet, en septembre 1977, le président James Carter avait levé les restrictions concernant les voyages pour les Cubains-américains. Mais en avril 1982, elles furent rétablies par son successeur Ronald Reagan. Ainsi, pour la première fois depuis 1982, les émigrés cubains, à l’instar des autres minorités résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir se déplacer sans restrictions, mettant ainsi fin à une situation cruelle qui divisait les familles et violait les droits de la communauté cubaine(2).

Obama a également élargi la liste d’articles humanitaires qu’il est possible d’envoyer à Cuba aux vêtements, produits hygiéniques et matériel de pêche. Par ailleurs, les entreprises de télécommunications étasuniennes seront autorisées à fournir leurs services aux habitants de l’île(3).

L’annonce de la Maison-Blanche intervient à quelques jours du Sommet des Amériques qui se tiendra du 17 au 19 avril 2009 à Trinidad et fait suite au mouvement unanime des présidents latino-américains – dont pas moins de huit d’entre eux ont rendu visite à La Havane depuis janvier 2009 – en faveur d’une normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, désormais seul pays du continent à ne pas avoir de relations avec le gouvernement de Raúl Castro(4).

En effet, le Costa Rica et le Salvador, qui étaient les seuls pays latino-américains à ne pas avoir de liens diplomatiques avec Cuba, se sont rapprochés de l’île. Oscar Arias a annoncé le 18 mars 2009 le rétablissement des relations entre San José et La Havane après presque cinquante ans de rupture. « Si nous avons pu tourner la page avec des régimes autant opposés au nôtre que l’étaient l’Union soviétique et plus récemment la Chine, comment ne pas le faire avec un pays qui géographiquement et culturellement plus proche tel que Cuba ? », a-t-il déclaré. Il a également lancé un appel à Washington en faveur d’une normalisation des relations avec La Havane : « Obama a affirmé lors de sa campagne qu’il voulait converser avec Téhéran sans condition aucune, sans restriction aucune, et je pense donc qu’il devrait avec d’autant plus de raisons en faire autant avec le régime cubain(5) ».

Le Salvador en a fait autant. L’une des premières décisions du nouveau président Mauricio Funes, qui prendra ses fonctions le 1er juin 2009, a été d’annoncer le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, suspendues depuis 1959(6). San Salvador ne peut pas être la seule capitale « d’Amérique latine qui n’a[it] pas de relations diplomatiques avec Cuba », a souligné Funes(7).

En mars 2009, le Congrès et le Sénat étasuniens avaient déjà temporairement suspendu les restrictions imposées par Bush pour une durée d’un an(8). Obama les a définitivement éliminées le 12 mars 2009. Il s’agit sans nul doute d’un pas encourageant mais insuffisant.

Au sein du Congrès, les initiatives en faveur d’un allègement des sanctions économiques se sont multipliées. Un projet législatif, soutenu par plus de vingt congressistes démocrates et républicains, destiné à éliminer les obstacles pour la vente de produits agricoles et permettre les transactions financières directes avec Cuba, a été déposé le 26 mars 2009 par le représentant républicain Jerry Moran du Kansas. « Vues les difficultés qu’impose la situation économique actuelle à nos producteurs, il s’agit du moment opportun pour inciter les Etats-Unis à effectuer des changements dans sa politique commerciale à l’égard de Cuba », a souligné Moran. « Cuba est un important marché pour la production agricole étasunienne, ainsi que pour les produits manufacturés et distributeurs d’aliments », a-t-il ajouté(9).

Le 3 avril 2009, sept importants membres du Congrès étasunien se sont rendus à La Havane, pour une visite de cinq jours, afin d’établir un dialogue au sujet d’un éventuel rapprochement entre les deux pays. Barbara Lee, chef du groupe de représentants, a noté qu’il était « temps de parler de Cuba ». Elle a été reçue à la fois par Raúl Castro et Fidel Castro(10). « Nous sommes convaincus que le président Castro voit que la normalisation et la fin de l’embargo serait bénéfique pour les deux pays », a-t-elle ajouté. Pour sa part, le congressiste démocrate de l’Illinois Bobby Robson a exprimé la bonne impression laissée par Fidel Castro : « Il est à l’opposé de ce que les médias disent de lui. Il m’a surpris [par] son grand sens de l’humour, sa connaissance de l’histoire et sa qualité d’être humain(11) ».

De son côté, le sénateur républicain Richard G. Lugar a exhorté l’administration Obama de nommer un envoyé spécial pour Cuba dans une lettre datée du 30 mars 2009, faisant référence à « une politique qui a non seulement échoué […] mais qui nuit également à nos intérêts politiques et de sécurité(12) ».

Un groupe de douze militaires de haut rang à la retraite a lancé un appel à Obama le 13 avril 2009 afin qu’il soutienne et signe le projet de loi présenté par le congressiste démocrate Bill Delahunt, qui permettrait aux citoyens étasuniens de se rendre à Cuba, en reprenant les arguments du sénateur Lugar. « L’embargo a provoqué un mouvement diplomatique significatif contre la politique des Etats-Unis. En tant que militaires professionnels, nous comprenons que les intérêts des Etats-Unis sont mieux servis quant le pays est capable d’obtenir le soutien des autres nations envers notre cause », ont-ils déclaré. « Dans le monde entier, les leaders réclament un véritable changement politique basé sur les espoirs que vous avez suscité avec votre campagne. Cuba s’offre comme l’élément le plus accessible pour démontrer ce changement et ce serait de plus une manœuvre qui resterait profondément gravée dans la mémoire de nos partenaires et rivaux du monde », ont-ils conclu(13).

Fidel Castro a réitéré la disposition de Cuba au dialogue : « Il n’est pas nécessaire de souligner ce que Cuba a toujours dit : nous ne craignons pas de dialoguer avec les Etats-Unis. Nous n’avons pas besoin de confrontation pour exister, comme pensent certains imbéciles ; nous existons précisément parce que nous croyons en nos idées et que nous n’avons jamais eu peur de dialoguer avec l’adversaire. Il s’agit de la seule façon d’obtenir l’amitié et la paix entre les peuples(14) ».

Le leader révolutionnaire a également tenu à préserver le président étasunien : « Notre pays […] n’accuse pas Obama des atrocités commises par les autres gouvernements des Etats-Unis. Il ne questionne pas non plus sa sincérité et ses désirs de changer la politique et l’image des Etats-Unis. Il comprend qu’il a livré une bataille très difficile pour être élu, malgré les préjugés séculaires(15) ».

Le président Raúl Castro en a fait de même en faisant part de sa « disposition à discuter de n’importe quel sujet, en ayant comme seules prémisses l’égalité souveraine des Etats, le respect absolu de l’indépendance nationale et le droit inaliénable de chaque peuple à l’autodétermination(16) ».

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré que c’était désormais au tour de Cuba de faire un geste « réciproque ». El País, important quotidien espagnol, a immédiatement repris la position de Washington dans un éditorial : « En levant les restrictions sur les transferts d’argent et les voyages dans l’île, Obama a placé Cuba et les pays jusqu’alors les plus hostiles à l’égard des Etats-Unis dans la nécessité de répondre par un geste qui contribue également à la détente ». Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. En effet, le président étasunien n’a fait que réparer une infime partie des nombreuses injustices commises par ses prédécesseurs à l’égard du peuple cubain. Cuba ne s’est jamais immiscée dans les affaires internes des Etats-Unis, ne les a jamais agressés, n’a jamais envahi militairement le territoire étasunien, n’a jamais cherché à subvertir l’ordre établi ou renverser son gouvernement, n’a jamais imposé de sanctions économiques, n’a jamais mis en place des lois extraterritoriales, n’a jamais financé une opposition interne, n’a jamais commis d’attentats terroristes contre le peuple étasunien, n’a jamais protégé de terroristes sur leur territoire, n’a jamais fomenté l’émigration illégale, n’a jamais occupé par la force une partie de son territoire contre la volonté souveraine de leur peuple et n’a jamais diffusé de programmes subversifs en direction des Etats-Unis(17).

Le maximum que puissent faire les Cubains est de prendre acte de la rectification effectuée par la Maison-Blanche. Mais ils ne peuvent s’en contenter. Si Washington veut démontrer aux yeux du peuple cubain et du monde qu’il souhaite sincèrement établir un modus vivendi avec La Havane , il doit impérativement prendre les trois décisions suivantes :

1. Libérer immédiatement les cinq prisonniers politiques cubains injustement incarcérés depuis septembre 1998 pour avoir infiltré les groupuscules d’extrême droite de Floride impliqués dans des actes terroristes contre Cuba. Accusés de « conspiration en vue de commettre des actes d’espionnage », Gerardo Hernández Nordelo, Antonio Guerrero Rodríguez, Ramón Labañino Salazar, René González Sehweret et Fernando González Llort ont été condamnés à un total de quatre peines de prison à vie doublées de 77 ans lors d’une parodie de procès tenu à Miami. Trois militaires de haut rang, Eugene Carroll, contre-amiral de la Marine de Guerre des Etats-Unis actuellement à la retraite, Edward Breed Atkeson, général de division de l’armée des Etats-Unis, et James R. Clapper, lieutenant général des Forces aériennes des Etats-Unis, ont certifié à la Cour que les cinq Cubains n’avaient pas réalisé d’activités d’espionnage. Le procureur lui-même a reconnu qu’« à la lumière des preuves présentées lors du procès », prouver l’inculpation de Gerardo Hernández, accusé d’assassinat, « représente un obstacle insurmontable pour les Etats-Unis ». Malgré la confession du procureur, tous les membres du jury avaient reconnu Gerardo Hernández coupable d’homicide volontaire avec préméditation, sans poser une seule question à l’accusé ou au parquet, sans exiger la moindre clarification à ce sujet. La Cour d’Appel d’Atlanta a reconnu également qu’il ne s’agissait pas d’un cas d’espionnage, ni d’une atteinte à la sécurité nationale. Le 30 janvier 2009, la défense décida de faire appel auprès de la Cour suprême. Pas moins de dix Prix Nobel – José Ramos-Horta, actuel président du Timor Oriental, distingué en 1996, Wole Soyinka, écrivain nigérian récompensé en 1986, Adolfo Pérez Esquivel, Argentin Prix Nobel de la Paix en 1980, Nadine Gordimer, écrivain sud-africaine distinguée en 1991, Rigoberta Menchú, Guatémaltèque et Prix Nobel de la Paix en 1992, José Saramago, écrivain portugais récompensé pour ses œuvres littéraires en 1992, Zhores Alferov, Prix Nobel de Physique en 2000, Dario Fo, auteur italien récompensé en 1997, Gunter Grass, écrivain allemand dont les écrits ont été distingués par le prix Nobel de littérature en 1999 et Mairead Corrigan Maguire, Irlandaise Prix Nobel de la Paix en 1976– ont présenté une pétition Amicus Curiae auprès de la Cour Suprême étasunienne exigeant un procès équitable et la libération des cinq Cubains(18).

2. Juger ou extrader vers le Venezuela, où il est recherché par la justice le terroriste international Luis Posada Carriles, responsable de plus d’une centaine d’homicides, pour les crimes qu’il a commis tout au long de sa trajectoire criminelle de près de 40 ans. Il est, entre autres, l’auteur intellectuel avec Orlando Bosch du sanglant attentat commis le 6 octobre 1976 contre l’avion commercial cubain 445 de Cubana de Aviación qui a coûté la vie à 73 personnes à la Barbade, incluant toute l’équipe junior d’escrime cubaine qui venait de remporter les jeux panaméricains, et commanditaire de la vague d’attentats qui a ensanglanté l’industrie touristique cubaine entre avril et septembre 1997, et qui a coûté la vie à un jeune Italien. En novembre 2000, il a également placé 45 kilos d’explosifs C-4 dans l’amphithéâtre de l’Université de Panama où s’étaient réunis 2 000 étudiants pour écouter le discours du président Fidel Castro. Il a été impliqué dans de nombreux autres actes criminels y compris plusieurs tentatives d’assassinat contre Fidel Castro, notamment lors de sa visite à Salvador Allende en 1971, lors de son voyage au Venezuela en 1988 et durant le second Sommet ibéro-américain de Madrid en 1992. Il est également responsable des assassinats de plusieurs fonctionnaires cubains en Argentine en août 1976 et a collaboré avec les services secrets d’Augusto Pinochet au Chili dans la disparition de nombreux opposants politiques. Il se trouve actuellement en liberté à Miami car Washington refuse de le juger pour les crimes qu’il a commis alors qu’il était agent de la CIA(19).

3. Abroger la loi d’Ajustement cubain votée par le Congrès le 1er novembre 1966. Unique au monde, elle a pour but de stimuler l’émigration illégale et le vol de cerveaux et de politiser la problématique migratoire dans la guerre idéologique contre La Havane. Elle permet à tout Cubain émigrant légalement ou illégalement, pacifiquement ou par la violence, vers les Etats-Unis, d’obtenir automatiquement au bout d’un an la résidence permanente et de nombreux autres avantages. Dans le même temps, les Etats-Unis refusent d’accorder des visas aux Cubains souhaitant émigrer légalement, encourageant ainsi l’émigration clandestine et les coups de force. Le caractère criminel de cette loi est très clair. En limitant le nombre de visas accordés, Washington promeut l’émigration dangereuse qui coûte la vie à beaucoup de Cubains chaque année. Cette législation singulière pousse également les délinquants et les criminels à commettre l’irréparable pour quitter le pays, comme ce fut le cas le 3 mai 2007 lors d’une prise d’otages à l’aéroport de La Havane qui a coûté la vie au lieutenant-colonel Víctor Ivo Acuña Velásquez(20).

Si Obama adopte ces trois mesures, il gagnera en partie la confiance de La Havane, élément indispensable pour une éventuelle normalisation des relations. Le gouvernement révolutionnaire répondra alors positivement à la demande de Washington du 18 mars 2009 de libérer « les prisonniers politiques », en référence aux personnes arrêtées et condamnées en 2003 pour avoir accepté les émoluments offerts par Washington, violant ainsi la loi cubaine(21).

Washington n’a pas l’intention de lever immédiatement l’état de siège contre Cuba, qui empêche même l’île d’acquérir des appareils médicaux de première nécessité. Le vice-président Joseph Biden l’a confirmé le 28 mars 2009 lors de sa visite au Chili(22). Il a néanmoins reconnu la nécessité d’un changement dans la politique étrangère des Etats-Unis à l’égard de La Havane(23). Pourtant, hormis huit congressistes, incapables d’accepter le cours de l’histoire et défendant les intérêts les plus rétrogrades, qui se prononcent en faveur du statu quo actuel – à savoir les représentants républicains Ileana Ros Lehtinen (Floride), Mario Díaz Balart (Floride), Lincoln Díaz Balart (Floride) et démocrates Kendrick Meek (Floride), Debbie Wasserman-Schultz (Floride), Albio Sire (New Jersey) ainsi que les sénateurs Bob Menéndez (démocrate / New Jersey) et Mel Martinez (républicain / Floride) –, l’immense majorité des acteurs de la société étasunienne, à commencer par l’opinion publique, est en faveur d’une normalisation des relations avec Cuba. Selon un sondage de la chaîne étasunienne CNN du 10 avril 2009, 71% des citoyens étasuniens sont en faveur d’un rétablissement des relations diplomatiques(24). Un autre réalisé le 15 avril 2009 par l’organisation World Public Opinion montre que 70% sont favorables à la levée des interdictions pour les ressortissants étasuniens de voyager dans l’île(25).

Une chose est sûre : Barack Obama, qui dispose d’une opportunité historique de mettre un terme à un demi-siècle de conflit insensé, ne peut conditionner la normalisation des relations avec Cuba à un changement de la structure politique, économique et sociale du pays, car les Cubains sont dans l’incapacité d’accepter toute atteinte à leur souveraineté ou de céder au langage de la force. Par ailleurs, Washington a normalisé ses relations avec la Chine , le Vietnam et en partie avec la Corée du Nord, sans pour autant émettre une telle exigence. Faire preuve de discrimination à l’égard de La Havane à ce sujet, en plus d’être une tactique vouée à l’échec, minerait singulièrement la crédibilité de la Maison-Blanche dans sa volonté de limer les aspérités entre les deux nations.

Notes
1 Jennifer Loven, « Obama Allowing Travel, Money Transfers to Cuba », The Associated Press, 13 avril 2009.
2 Ibid.
3 John Dorschner & Monica Hatcher, « Liberan a los viajes a Cuba », El Nuevo Herald, 13 avril 2009.
4 Ibid.
5 Marianela Jiménez, « Costa Rica restablece relaciones con Cuba », The Associated Press, 18 mars 2009.
6 EFE, « Funes anuncia que en su futuro Gobierno restablecerá relaciones con Cuba », 18 mars 2009 ; Marianela Jiménez, « Costa Rica, El Salvador Promise Ties With Cuba », The Associated Press, 18 mars 2009.
7 El Nuevo Herald, « Costa Rica y El Salvador reanudan lazos con Cuba », 19 mars 2009.
8 Anne Flaherty, « Congress Vote to Ease Travel Restrictions », The Associated Press, 10 mars 2009 ; Lesley Clark & Frances Robles, « Senado suaviza controles sobre los viajes a Cuba », The Miami Herald, 11 mars 2009.
9 Wilfredo Cancio Isla, « Presentan legislación para facilitar las ventas agrícolas a Cuba », El Nuevo Herald, 27 mars 2009.
10 EFE, « Congresistas de EEUU se reúnen con funcionarios cubanos en La Habana », 4 avril 2009.
11 Andrea Rodriguez, « Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU », The Associated Press, 7 avril 2009.
12 Wilfredo Cancio Isla, « Congresistas demócratas viajan a Cuba a abrir diálogo », El Nuevo Herald, 2 avril 2009.
13 Fidel Castro Ruz, « Militares con criterios acertados », Cuba Debate, 15 avril 2009.
14 Fidel Castro Ruz, « Con los pies sobre la tierra », Cuba Debate, 5 avril 2009.
15 Fidel Castro Ruz, « Del bloqueo no se dijo una palabra », Cuba Debate, 13 avril 2009.
16 Andrea Rodriguez, « Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU », op. cit.
17 The Associated Press, « Clinton : US Waiting for Cuba ’s Next Move », 16 avril 2009 ; El País, « La hora de Cuba », 14 avril 2009.
18 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).
19 Ibid.
20 Ibid.
21 EFE, « EEUU insta a Cuba a liberar presos políticos y mejorar en derechos humanos », 18 mars 2009.
22 EFE, « Biden rechaza que Estados Unidos vaya a levantar el bloqueo sobre Cuba », 28 mars 2009 ; Agence France Presse, « Biden : pas de levée de l’embargo contre Cuba, mais une politique différente », 29 mars 2009.
23 Agence France Presse, « EEUU espera compromiso de Cuba en derechos humanos », 31 mars 2009.
24 CNN, « Poll: Three-quarters favor relations with Cuba », 10 avril 2009.
25 Agence France Presse, « Mayoría de estadounidenses quiere viajar libremente a Cuba, según sondeo », 15 avril 2009.

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publié, entre autres, Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009) et comporte un prologue de Nelson Mandela.



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El primer gesto de Barack Obama hacia Cuba


Por Salim Lamrani - El 13 de abril de 2009,

Barack Obama dio un primer paso constructivo hacia Cuba al anunciar el levantamiento de algunas restricciones que afectan a los cubanos que viven en Estados Unidos. En adelante, éstos podrán viajar a su país de origen sin ningún obstáculo y mandar remesas ilimitadas a sus familias. Así, el presidente estadounidense cumple su promesa electoral y pone fin definitivamente a las sanciones económicas que su predecesor, George W. Bush, impuso en mayo de 2004, las cuales limitaban drásticamente las visitas de los emigrados cubanos a su país a 14 días cada tres años y reducían la ayuda financiera a 100 dólares mensuales (1).

Se trata de un primer gesto significativo de la política estadounidense hacia La Habana en casi treinta años. En efecto, en septiembre de 1977, el presidente James Carter había levantado las restricciones relativas a los viajes para los cubano-estadounidenses. Pero en abril de 1982, su sucesor Ronald Reagan las restableció. Así, por primera vez desde 1982, los emigrados cubanos, como las demás minorías que residen en Estados Unidos, podrán desplazarse sin restricciones, poniendo fin así a una situación cruel que dividía a las familias y violaba los derechos de la comunidad cubana (2).

Obama amplió también la lista de artículos humanitarios que se pueden enviar a Cuba, ropa, productos higiénicos, o material de pesca. Por otra parte, se autorizará a las empresas de telecomunicaciones estadounidenses a prestar sus servicios a los habitantes de la isla (3).

El anuncio de la Casa Blanca aparece a pocos días de la Cumbre de las Américas, que tendrá lugar del 17 al 19 de abril de 2009 en Trinidad, y sigue el movimiento unánime de los presidentes latinoamericanos ?de los cuales ocho visitaron La Habana desde enero de 2009? a favor de una normalización de las relaciones entre Cuba y Estados Unidos, actualmente el único país del continente que no tiene relaciones con el gobierno de Raúl Castro (4).

En efecto, Costa Rica y El Salvador, que eran los únicos países latinoamericanos que no tenían relaciones diplomáticas con Cuba, también se acercaron a la isla. Óscar Arias anunció el 18 de marzo de 2009 el restablecimiento de las relaciones entre San José y La Habana después de casi cincuenta años de ruptura. ?Si hemos podido pasar la página con regímenes tan totalmente opuestos al nuestro como en su tiempo la Unión Soviética y más recientemente con China, cómo no hacerlo con un país que es geográfica y culturalmente más cercano, como Cuba?, declaró. También lanzó un llamado a Washington a favor de una normalización de las relaciones con La Habana: ?Obama, en la pasada campaña, dijo que quería de alguna manera conversar con Teherán sin ninguna condición, sin ninguna restricción, pues pienso que con mayor razón debería hacerlo con el régimen cubano? (5).

El Salvador hizo lo mismo. Una de las primeras decisiones del nuevo presidente Mauricio Funes, quien asumirá sus funciones el 1 de junio de 2009, fue anunciar el restablecimiento de las relaciones con Cuba, suspendidas desde 1959 (6). San Salvador no puede ser la única capital ?de América Latina que no mantiene relaciones diplomáticas con Cuba?, subrayó Funes (7).

En marzo de 2009, el Congreso y el Senado estadounidenses ya suspendieron temporalmente, durante un año, las restricciones que impuso Bush (8). Obama las eliminó definitivamente el 12 de marzo de 2009. Sin duda se trata de una medida alentadora pero insuficiente.

En el Congreso, las iniciativas a favor de una flexibilización de las sanciones económicas se han multiplicado. El 26 de marzo de 2009, el representante republicano Jerry Moran de Kansas presentó un proyecto legislativo, apoyado por más de veinte congresistas demócratas y republicanos, destinado a eliminar los obstáculos para la venta de productos agrícolas y permitir las transacciones financieras directas con Cuba. ?Con las dificultades que impone a nuestros productores la actual situación económica, éste es el momento oportuno para impulsar a Estados Unidos a hacer cambios en su política comercial hacia Cuba?, subrayó Moran. ?Cuba es un importante mercado para la producción agrícola estadounidense, así como para los productos manufacturados y los distribuidores de alimentos?, añadió (9).

El 3 de abril de 2009, siete importantes miembros del Congreso estadounidense fueron a La Habana, para una visita de cinco días, con el fin de establecer un diálogo sobre un eventual acercamiento entre los dos países. Bárbara Lee, jefa del grupo de representantes, enfatizó que era ?tiempo de hablar de Cuba?. Fue recibida a la vez por Raúl y Fidel Castro (10). ?Salimos convencidos de que el presidente Castro ve que la normalización de las relaciones y el fin del embargo beneficiaría a los dos países'', añadió. Por su parte, el congresista demócrata de Illinois Bobby Robson expresó la buena impresión que le causó Fidel Castro. ?Era lo opuesto a lo que los medios habían dicho de él. Me sorprendieron su gran sentido del humor, su conocimiento de la historia y su calidad como ser humano? (11).

Por su parte, el senador republicano Richard G. Lugar exhortó a la administración Obama a que nombrara un enviado especial para Cuba en una carta del 30 de marzo de 2009, refiriéndose a ?una política que no sólo ha fracasado [?] sino que además perjudica nuestros más amplios intereses de seguridad y política? (12).

Un grupo de doce militares de alto rango retirados lanzó un llamado a Obama el 13 de abril de 2009 para que apoyara y firmara el proyecto de ley que presentó el congresista demócrata Bill Delahunt, que permitiría a los ciudadanos estadounidenses viajar a Cuba, retomando los argumentos del senador Lugar. ?El embargo ha provocado un significativo movimiento diplomático contra la política estadounidense. Como militares profesionales, entendemos que los intereses de Estados Unidos están mejor atendidos cuando el país es capaz de atraer el apoyo de otras naciones hacia nuestra causa?, expresaron. ?En todo el mundo, los líderes están reclamando un verdadero cambio político basado en las esperanzas que usted inspiró con su campaña?, sostienen los militares. Cuba se ofrece como el elemento más a mano para demostrar ese cambio y sería además una maniobra que quedaría profundamente grabada en la mente de nuestros socios y rivales en el mundo?, concluyeron (13).

Fidel Castro reiteró la disposición de Cuba al diálogo. ?No es necesario enfatizar lo que Cuba ha dicho siempre: no tememos dialogar con Estados Unidos. No necesitamos tampoco la confrontación para existir, como piensan algunos tontos; existimos precisamente porque creemos en nuestras ideas y nunca hemos temido dialogar con el adversario. Es la única forma de procurar la amistad y la paz entre los pueblos? (14).

El líder revolucionario también quiso preservar al presidente estadounidense. ?Nuestro país [?] no culpa a Obama de las atrocidades cometidas por otros gobiernos de Estados Unidos. No cuestiona tampoco su sinceridad y sus deseos de cambiar la política y la imagen de Estados Unidos. Comprende que libró una batalla muy difícil para ser elegido a pesar de prejuicios centenarios? (15)

El presidente Raúl Castro hizo lo mismo declarando su ?disposición a dialogar sobre cualquier asunto, teniendo como únicas premisas la igualdad soberana de los Estados y el absoluto respeto a la independencia nacional y al derecho inalienable de cada pueblo a la autodeterminación? (16).

La secretaria de Estado Hillary Clinton declaró que ahora le tocaba a Cuba hacer un gesto ?recíproco?. El País, importante diario español, retomó inmediatamente la posición de Washington en un editorial: ?Al levantar las restricciones sobre las remesas y los viajes a la isla, Obama ha colocado a Cuba y a los países hasta ahora más hostiles a Estados Unidos en la necesidad de responder con un gesto que también contribuya a la distensión?. Nada más lejos de la verdad. En efecto, el presidente estadounidense sólo reparó una ínfima parte de las numerosas injusticias que sus predecesores cometieron contra el pueblo cubano. Cuba jamás se ha inmiscuido en los asuntos internos de Estados Unidos, jamás lo ha agredido, jamás ha invadido militarmente el territorio estadounidense, jamás ha buscado subvertir el orden establecido o derrocar a su gobierno, jamás ha impuesto sanciones económicas, jamás ha aplicado leyes extraterritoriales, jamás ha financiado a una oposición interna, jamás ha cometido actos terroristas contra el pueblo estadounidense, jamás ha protegido a terroristas en su territorio, jamás ha fomentado la emigración ilegal, jamás ha ocupado mediante la fuerza una parte de su territorio contra la voluntad soberana de su pueblo y jamás ha difundido programas subversivos hacia Estados Unidos (17).

Lo máximo que puedan hacer los cubanos es levantar acta de la rectificación que hizo la Casa Blanca. Pero no pueden contentarse con ello. Si Washington quiere demostrar al pueblo cubano y al mundo que desea sinceramente establecer un modus vivendi con La Habana, imperativamente debe tomar las siguientes tres decisiones :

1. Liberar inmediatamente a los cinco presos políticos cubanos injustamente encarcelados desde septiembre de 1998 por infiltrarse en los grupúsculos de extrema derecha de Florida implicados en actos terroristas contra Cuba. Acusados de ?conspiración para cometer actos de espionaje?, Gerardo Hernández Nordelo, Antonio Guerrero Rodríguez, Ramón Labañino Salazar, René González Sehweret y Fernando González Llort fueron condenados a un total de cuatro cadenas perpetuas más 77 años durante una parodia de juicio que se celebró en Miami. Tres militares de alto rango, Eugene Carroll, contraalmirante de la Marina de Guerra de Estados Unidos actualmente retirado, Edward Breed Atkeson, General de División del Ejército de Estados Unidos, y James R. Clapper, Teniente General de las Fuerzas Aéreas de Estados Unidos, certificaron ante el Tribunal que los cinco cubanos no habían realizado actividades de espionaje. El mismo fiscal reconoció que ?según las pruebas presentadas durante el proceso?, probar la culpabilidad de Gerardo Hernández, acusado de asesinato, ?representa un obstáculo insuperable para Estados Unidos?. A pesar de la confesión del fiscal, todos los miembros del jurado reconocieron a Gerardo Hernández como culpable de homicidio voluntario con premeditación, sin hacer una sola pregunta al acusado o a la fiscalía, sin exigir la menor aclaración al respecto. La Corte de Apelación de Atlanta también reconoció que no se trataba de un caso de espionaje, ni de un atentado contra le seguridad nacional. El 30 de enero de 2009, la defensa decidió apelar a la Corte Suprema. Al menos diez premios Nobel ?José Ramos-Horta, actual presidente de Timor Leste, premiado en 1996, Wole Soyinka, escritor nigeriano premiado en 1986, Adolfo Pérez Esquivel, argentino, Premio Nobel de la Paz en 1980, Nadine Gordimer, escritora surafricana premiada en 1991, Rigoberta Menchú, guatemalteca y Premio Nobel de la Paz en 1992, José Saramago, escritor portugués premiado por sus obras literarias en 1992, Zhores Alferov, Premio Nobel de Física en 2000, Dario Fo, autor italiano premiado en 1997, Gunter Grass, escritor alemán cuyos escritos le valieron el Premio Nobel de Literatura en 1999 y Mairead Corrigan Maguire, irlandesa premio Nobel de la Paz en 1976? presentaron una petición Amicus Curiae ante la Corte Suprema estadounidense exigiendo un proceso justo y la liberación de los cinco cubanos (18).

2. Juzgar o extraditar a Venezuela, donde tiene una caso pendiente con la justicia, al terrorista internacional Luis Posada Carriles, responsable de más de un centenar de homicidios, por los crímenes que cometió a lo largo de su trayectoria criminal de casi 40 años. Es, entre otros, el autor intelectual con Orlando Bosh del sangriento atentado cometido el 6 de octubre de 1976 contra el avión comercial cubano 445 de Cubana de Aviación que costó la vida a 73 personas en Barbados, incluido todo el equipo juvenil de esgrima cubano que acababa de ganar los juegos panamericanos, y responsable de la ola de atentados que ensangrentaron la industria turística cubana entre abril y septiembre de 1997, que costó la vida a un joven italiano. En noviembre de 2000, también colocó 45 kilos de explosivos C-4 en el anfiteatro de la Universidad de Panamá, donde se habían reunido 2.000 estudiantes para escuchar el discurso del presidente Fidel Castro. Estuvo implicado en muchos otros actos criminales, incluidos varios intentos de asesinato contra Fidel Castro, particularmente durante su visita a Salvador Allende en 1971, durante su viaje a Venezuela en 1988 y durante la Segunda Cumbre iberoamericana de Madrid en 1992. También es responsable de los asesinatos de varios funcionarios cubanos en Argentina en agosto de 1976 y colaboró con los servicios secretos de Augusto Pinochet en Chile en la desaparición de numerosos opositores políticos. Actualmente se encuentra en Miami pues Washington se niega a juzgarlo por los crímenes que cometió cuando era agente de la CIA (19).

3. Abolir la ley de Ajuste Cubano que votó el Congreso el 1 de noviembre de 1966. Única en el mundo, tiene como objetivo estimular la emigración ilegal y el robo de cerebros y politizar la problemática migratoria en la guerra ideológica contra La Habana. Permite a cualquier cubano que emigra legal o ilegalmente, pacíficamente o mediante la violencia, a Estados Unidos, conseguir automáticamente al cabo de un año la residencia permanente y muchas otras ventajas. Al mismo tiempo, Estados Unidos se niega a otorgar visas a los cubanos que desean emigrar legalmente, alentando así la emigración clandestina y los golpes de fuerza. El carácter criminal de esta ley es evidente. Al limitar el número de visas otorgadas, Washington promueve la emigración peligrosa que cuesta la vida a muchos cubanos cada año. Esta legislación singular también lleva a los delincuentes y criminales a cometer lo irreparable para abandonar el país, como fue el caso el 3 de mayo de 2007 durante un secuestro en el aeropuerto de La Habana que costó la vida al teniente coronel Víctor Ivo Acuña Velásquez (20).

Si Obama adopta estas tres medidas, ganará en parte la confianza de La Habana, elemento indispensable para una eventual normalización de las relaciones. Entonces el gobierno revolucionario responderá positivamente al pedido de Washington del 18 de marzo de 2009 de liberar a ?los presos políticos?, en referencia a las personas arrestadas y condenadas en 2003 por aceptar los emolumentos de Washington, violando así la ley cubana (21).

Washington no tiene la intención de levantar inmediatamente el estado de sitio contra Cuba, el cual impide incluso que la isla adquiera aparatos médicos de primera necesidad. El vicepresidente Joseph Biden lo confirmó el 28 de marzo de 2009 durante su visita a Chile (22). No obstante, reconoció la necesidad de un cambio en la política exterior de Estados Unidos hacia La Habana (23).

Sin embargo, salvo ocho congresistas, incapaces de aceptar el curso de la historia y que defienden los intereses más retrógrados, que se pronuncian a favor del statu quo actual ?a saber, los representantes republicanos Ileana Ros Lehtinen (Florida), Mario Díaz Balart (Florida), Lincoln Díaz Balart (Florida) y los demócratas Kendrick Meek (Florida), Debbie Wasserman-Schultz (Florida), Albio Sire (New Jersey) así como los senadores Bob Menéndez (demócrata / New Jersey) y Mel Martínez (republicano / Florida)?, la inmensa mayoría de los actores de la sociedad estadounidense, empezando por la opinión pública, está a favor de una normalización de las relaciones con Cuba. Según un sondeo de la cadena estadounidense CNN del 10 de abril de 2009, el 71% de los ciudadanos estadounidenses están a favor de un restablecimiento de las relaciones diplomáticas (24). Otra encuesta que realizó la organización World Public Opinion el 15 de abril de 2009 demuestra que el 70% es partidario del levantamiento de las prohibiciones de viajar a la isla para los estadounidenses (25).

Una cosa es segura: Barack Obama, que dispone de una oportunidad histórica para poner fin a medio siglo de conflicto insensato, no puede condicionar la normalización de las relaciones con Cuba a un cambio de la estructura política, económica y social del país, pues los cubanos no aceptarán ningún atentado contra su soberanía ni cederán al lenguaje de la fuerza. Por otra parte, Washington normalizó sus relaciones con China, Vietnam, y en parte con Corea del Norte, sin expresar semejante exigencia. Demostrar una discriminación hacia La Habana al respecto, además de ser una táctica condenada al fracaso, socavaría especialmente la credibilidad de la Casa Blanca en su voluntad de limar las asperezas entre las dos naciones.

Revisado por Caty R.

Notas

(1) Jennifer Loven, «Obama Allowing Travel, Money Transfers to Cuba», The Associated Press, 13 de abril de 2009.
(2) Ibid.
(3) John Dorschner & Monica Hatcher, «Liberan a los viajes a Cuba», El Nuevo Herald, 13 de abril de 2009.
(4) Ibid.
(5) Marianela Jiménez, «Costa Rica restablece relaciones con Cuba», The Associated Press, 18 de marzo de 2009.
(6) EFE, «Funes anuncia que en su futuro Gobierno restablecerá relaciones con Cuba», 18 de marzo de 2009; Marianela Jiménez, «Costa Rica, El Salvador Promise Ties With Cuba», The Associated Press, 18 de marzo de 2009.
(7) El Nuevo Herald, «Costa Rica y El Salvador reanudan lazos con Cuba», 19 de marzo de 2009.(8) Anne Flaherty, «Congress Vote to Ease Travel Restrictions», The Associated Press, 10 de marzo de 2009; Lesley Clark & Frances Robles, «Senado suaviza controles sobre los viajes a Cuba», The Miami Herald, 11 de marzo de 2009.
(9) Wilfredo Cancio Isla, «Presentan legislación para facilitar las ventas agrícolas a Cuba», El Nuevo Herald, 27 de marzo de 2009.
(10) EFE, «Congresistas de EEUU se reúnen con funcionarios cubanos en La Habana», 4 de abril de 2009.
(11) Andrea Rodríguez, «Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU», The Associated Press, 7 de abril de 2009.
(12) Wilfredo Cancio Isla, «Congresistas demócratas viajan a Cuba a abrir diálogo», El Nuevo Herald, 2 de abril de 2009.
(13) Fidel Castro Ruz, «Militares con criterios acertados», Cubadebate, 15 de abril de 2009.
(14) Fidel Castro Ruz, «Con los pies sobre la tierra», Cubadebate, 5 de abril de 2009.
(15) Fidel Castro Ruz, «Del bloqueo no se dijo una palabra», Cubadebate, 13 de abril de 2009.(16) Andrea Rodríguez, «Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU», op. cit.
(17) The Associated Press, «Clinton: US Waiting for Cuba?s Next Move», 16 de abril de 2009; El País, «La hora de Cuba», 14 de abril de 2009.
(18) Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris: Editions Estrella, 2009).
(19) Ibid.
(20) Ibid.
(21) EFE, «EEUU insta a Cuba a liberar presos políticos y mejorar en derechos humanos», 18 de marzo de 2009.
(22) EFE, «Biden rechaza que Estados Unidos vaya a levantar el bloqueo sobre Cuba», 28 de marzo de 2009; Agence France Presse, «Biden: pas de levée de l?embargo contre Cuba, mais une politique différente», 29 de marzo de 2009.
(23) Agence France Presse, «EEUU espera compromiso de Cuba en derechos humanos», 31 de marzo de 2009.
(24) CNN, «Poll: Three-quarters favor relations with Cuba», 10 de abril de 2009.
(25) Agence France Presse, «Mayoría de estadounidenses quiere viajar libremente a Cuba, según sondeo», 15 de abril de 2009.
Salim Lamrani es profesor encargado de cursos en la Universidad Paris Descartes y en la Universidad Paris-Est Marne-la-Vallée y periodista francés, especialista de las relaciones entre Cuba y Estados Unidos. Ha publicado, entre otros, Doble Moral. Cuba, la Unión Europea y los derechos humanos (Hondarriaba: Editorial Hiru, 2008). Su nuevo libro se titula Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (París: Editions Estrella, 2009) con un prólogo de Nelson Mandela.Contacto: lamranisalim@yahoo.fr ; salim.lamrani@parisdescartes.fr

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