mercredi 12 août 2009

Le Normandie

Par Denise Bernhardt


A Jean Saint Vil


Le Normandie *

© Claude Monet
Derrière le Casino
On devinait la mer
Où les mats de guingois oscillaient
Au rythme des marées,
Tandis que les cris des mouettes éperdues
Lacéraient des lambeaux d’azur

Des litanies d’enfants
S’en venaient de la plage…
Deauville, ville d’eau
Tu sommeilles figée dans un film « dix –neuvième »
Et tes maisons à colombages
Teintent de pastel
Le décor désuet d’époques surannées.

Que sont-ils devenus ces couples insouciants
Ces femmes gracieuses,
Vêtues de transparences
Ces dandys affûtant leurs premières escarmouches.
Où sont-elles, les fillettes sages
Parées de blanches capelines,
Qui roulaient leurs cerceaux,
Par les allées ombreuses.

Ils dorment pour l’éternité
Dans le silence marmoréen,
Ils dorment pour avoir arraché
La vie, l’amour, les rires,
Aux cris affolés des oiseaux.

© Denise Bernhardt
Le 9 Août 2009

* le plus grand Palace de Deauville

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