
Le patronat et les actionnaires ne
veulent pas que l’État intervienne dans leurs affaires, par contre eux
ne se gênent pas pour intervenir dans les affaires de l’État. Prétextant
la fuite des capitaux ou des délocalisations ils réclament sans cesse
des baisses d’impôt, des allègements de cotisations ou davantage de
subventions. La course en avant des plus riches vers toujours plus de
richesse est une des principales conséquences de la hausse des
inégalités.
On nous dit que
les patrons ne font pas 35H, eux ! Faut dire qu’un patron, dès qu’il se
lève, il se considère au boulot; quand il se brosse les dents le matin,
quand il déjeune avec sa secrétaire, qu’il
va au théâtre avec un client, ou qu’il assiste à un match de tennis avec
un fournisseur... il est au travail ! Et quand il passe un weekend sur un
yacht ou une semaine aux Seychelle, c’est pour réfléchir à une nouvelle
stratégie de développement. D’ailleurs il est au travail 24 Heures sur
24 car l’appartement qu’il occupe dans le 16ème, et la voiture dans
laquelle il se déplace, comme le chauffeur, est payé par l’entreprise.
Pour justifier ces inégalités,
on nous à fait croire que les dépenses des plus riches relanceraient
l’économie. Ce qui est faux, pour une raison toute simple, c’est que le
taux d’épargne s’élève avec le revenu. Ils investissent principalement
dans leur capital financier en demandant des rendements de plus en plus
élevés. Cela entraine les baisses de salaires, des licenciements et des
délocalisations. La seule chose que l’on a favorisée, c’est la fuite de
capitaux vers les paradis fiscaux.
Comme les classes populaires ne peuvent plus consommer
par manque d’argent, pour compenser le manque de salaire, on a favorisé
le crédit. L’illusion du pouvoir d’achat à été de courte durée, car il a
fallu rembourser et avec des salaires à la baisse et le chômage à la
hausse, les difficultés n’ont fait qu’empirer. Mais au passage les actionnaires des banques et des organismes de crédit se sont «sucrés».
Ce qui favorise la croissance à long terme
c’est de développer des services publics de qualité. Mille
fonctionnaires injecteront davantage d’argent dans «la machine» qu’un
milliardaire ! Et que se soit dans l’éducation, la santé, ou les
transports, la fonction publique fait travailler de nombreuses
entreprises privées. Et combien le boulanger, le restaurateur ou
l’artisan du coin ont-ils de fonctionnaires parmi leurs clients ? Le
secteur économique privé ne peut se passer d’un secteur public fort !
Ces personnes tirent leurs revenus de notre exploitation
et leur pouvoir de notre crédulité et de notre soumission. Cet argent
disparaît dans des montages financiers complexes, il sert à la
spéculation financière et alimente les paradis fiscaux. Seule une partie
minime est réinjectée dans le circuit. L’argent public a été
généreusement distribué sans aucune contre partie, et une partie a même
servi à payer les supers bonus des traders. Ils n’ont plus aucune retenue,
ils se servent dans la caisse que nous alimentons avec nos impôts et
notre travail, ils sont sûrs de leurs bons droits, sûrs que nous ne nous
révolterons pas.
On nous laisse croire
que les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait, que les
différents problèmes sont dus à la conjoncture internationale, qu’il n’y
a pas d’alternative, ce que les différents gouvernements qui se
succèdent s’empressent de démontrer. C’est ainsi que l’on domestique les
peuples. Il suffit de leur ôter l’espoir d’un avenir meilleur en les
maintenant dans la peur du lendemain. Ensuite, il est facile de les
convaincre, qu’ils sont aussi heureux qu’il est possible de l’être. Rien
n’est fait au hasard, tout est parfaitement calculé ! Ne Vous laissez
pas berner, réagissez !!!
Nous n'aurons que ce que nous prendrons !...

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