Gaëtan Pelletier
L’armée israélienne s’est vantée d’avoir lancé plus de
273 frappes aériennes mardi. Ces attaques perpétrées par des avions de
combat F-16, des hélicoptères Apache et des drones, ont transformé les
maisons en tas de gravats et ont fait s’élever des flammes et de la
fumée dans le ciel de Gaza où près de deux millions de Palestiniens sont
confinés dans ce qui est, en fait, la plus grande prison en plein air
du monde. Mondialisation
L’Histoire ressemble à une lutte de groupements humains qui cassent
de la pierre en la rougeoyant toujours du sang des gens simples. Si les
guerres étaient "utiles", nous aurions certainement évolué grandement en
un siècle. Mais les guerres et la folie humaine ont fait en sorte que
nous sommes tous dans un Gaza économique, piégés par une autre guerre :
l’argent. Ou les terres… Ou le pétrole… Peu importe : l’avoir l’emporte
sur l’être.
Il semble maintenant, à travers toutes les analyses inutiles que nous
consommons chaque jour, que le véritable problème est que les guerres
sont économiques, et les humains – même à travers ce boucan inutile des
analyses journalières – ne gagnent rien. Ni de terrain, ni cette paix
tant promise à travers les institutions mondiales gangrenées,
dénaturées, vicieuses qui vampirisent nos avoirs, nos sueurs, nos
êtres, la superfluité perpétuelle à laquelle nous sommes condamnés.
De sorte qu’en évaluant les intrications dans une perspective sereine
et retirée de tout ce qui se passe, nous sommes tous, humainement
parlant, des Gazas dans un nouveau camp de concentration mondialisé.
Gaza sera sans doute sous peu anéantie. Une petite péninsule qui
n’est que le reflet de NOTRE monde. Une bande étroite de quelques
millions d’habitants dans un univers sur-armé, sous-humanisé,
hyper-technologique, un camp de concentration boursouflé de souffrances.
On se croirait dans une période d’Alzheimer mondialisé….
Sorte de petit Treblinka rose qui passera à l’Histoire comme un fait
divers. Les hommes peuvent bien rebâtir des villes mais ils ne savent
pas les garder intactes. Les Hommes savent détruire les villes pour
raisons diverses, car la haine rend aveugle, et l’on sait tellement bien
cultiver la cécité sociale…
De sorte que Gaza n’est pas que Gaza. Gaza n’est qu’un pan de miroir
éclaté de notre propre éclatement. De nos éclatements et de notre
absence totale de cet simiesque personnage qui a appris à ne tirer
aucune leçon de l’Histoire.
Connaissance en "flash". Et l’on passe à autre "chose"… Éclair,
fermeture de paupière et …oublis. Il demeure toutefois une trame
persistante : les humains ne savent pas vivre leurs différences. On
retrouve cet inébranlable et inéluctable incapacité dans les recoins
lointains des clans encore enfermés dans des forêts , loin du "progrès".
De là la belle illusion de toute la culture étalée sur des
bibliothèques de savoir, des universités pompeuses, et des diplômes
livrés comme des parchemins, médailles de papiers, certifiant:
"meilleurs après". Comme si l’ignorance, une fois trempée dans la
connaissance fibrée, étatique, morcelée, spécialisée, serait garante
d’un monde meilleur. Elle ne fait qu’élever en spirale cette tour de Babel, labyrinthe dans lequel nous nous perdons de vue et de sens.
Il ne peut avoir de vie réelle dans ces guerres cultivées. Il ne
peut avoir d’humanisme que dans les livres, les analyses, - pourtant si
nombreuses -, si nous ne savons pas appliquer nos connaissances. Dire –
le torse bombé – que les actuelles sociétés sont "évoluées" est
insensé. Elle ne sont que complexes, joufflues dans leurs diamantaires
éclats et totalement "déciblées" dans notre contexte dit d’évolution.
Vivre de savoirs inutiles, de fast-food intellectuel, de frauduleuses
et de structures planétaires bosselées, fourmillantes de blattes
"sociales", est carrément éloigné d’une véritable évolution. Nous
choisissons de ces crapauds savants qui nous font vivre dans une mare
inerte et étouffante.
Mais quel bel apparat !
Alors Gaza, malgré que c’est à pleurer, n’est qu’un autre échec de ce
monde complètement déshumanisé mais bien organisé. Voilà nos "valeurs" !
Car, en fait, il faut organiser pour un "monde confortable et
meilleur".
On peut bien s’effondrer en larmes sur l’histoire de Gaza, trouver
les coupables, etc. Écrire de beaux textes en y insérant des noms…
Gratter le bobo jusqu’à ce qu’il saigne.
Mais, il y a un monde "butoir" à nos actes, à nos "valeurs" et aux
choix que nous laissons entre les mains des élus: la décadence d’une
petite boule bleue perdu dans l’espace…
C’est le Gazarond…
À se demander si nous ne construisons pas nous-mêmes nos propre chambres à gaz…
Ah !
P.S.: Pour faire votre propre liste de "sources", utilisez Google.
Faut-il autant jouer les savants en utilisant des "références"? C’est le
jeu de l’universitaire qui pille les morceaux du puzzle pour
"comprendre" et supposément …créer.


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