Qui
est le haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur en charge de la
réflexion relative à la dissolution de la Ligue de défense juive ? Le
membre d'une famille engagée en faveur d'Israël. Révélations.
Désormais contrôlé par le milliardaire israélien
Patrick Drahi, le quotidien est à l'origine de la nouvelle dont tout le
monde parle : une réflexion au sommet de l'État serait en cours à
propos d'une éventuelle dissolution de la Ligue de défense juive, groupuscule ultra-sioniste, raciste et violent.
Extraits du papier :
La dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) est aujourd’hui, selon nos informations, sérieusement envisagée par le ministère de l’Intérieur.«La DLPAJ [Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur] travaille à temps plein pour étudier la possibilité d’une interdiction de la LDJ, confie une source policière haut placée. Nous menons l’analyse la plus fine possible pour être certains que c’est faisable.»
Le Monde corrobore l'information :
« La direction des affaires juridiques est en train de procéder à une analyse fine de ce qui peut être fait, indique-t-on Place Beauvau, confirmant une information de Libération. Ça fait des années que la LDJ est observée. »
Et le site de BFM TV rapporte aujourd'hui un propos ambivalent du ministre de l'Intérieur sur la question :
« Si les conditions de droit sont remplies, concernant l'ensemble des groupes qui peuvent poser problème, nous procèderons à des dissolutions. Si elles ne sont pas réunies, nous ne le ferons pas.»
Une
interrogation factuelle autour de cette problématique
s'avère curieusement ignorée par la presse traditionnelle: qui est à la
tête de ce groupe d'"analyse" sur les possibilités de dissoudre la LDJ ?
L'homme
en charge de la Direction des libertés publiques et des affaires
juridiques du ministère de l'Intérieur se nomme Thomas Andrieu.
Issu d'une famille de haut-fonctionnaires (fils et petit-fils de préfet), Thomas Andrieu est également «lié, par sa femme, à la communauté juive et à Israël» pour paraphraser une célèbre phrase (révélée par l'auteur de ces lignes) de Manuel Valls. Il est l'époux de Marguerite Bérard-Andrieu, une ex-conseillère technique de Nicolas Sarkozy qui provient également d'une famille de haut-fonctionnaires.
Sa belle-mère, dénommée Marie-Hélène Bérard, fut la conseillère aux Affaires sociales de Jacques Chirac.
En 2011, l'auteur de ces lignes avait incidemment évoqué son patronyme en dévoilant la liste confidentielle des membres d'un association élitiste dénommée Le Siècle.
Promue au grade de commandeur de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy (une décoration saluée par la revue Judaïsme et Liberté), Marie-Hélène Bérard, impliquée dans des oeuvres philantrophiques à destination des communautés juives en Ukraine et en Estonie, dispose également d'une double casquette pour le moins particulière : membre du comité directeur du Crif et trésorière de la chambre de commerce France-Israël.
Précision
importante : le Conseil représentatif des institutions juives de France
et la Chambre de commerce France-Israël sont actuellement présidés par
la famille Cukierman (Roger au Crif, Henri à la CCFI). Une famille décidément très investie dans l'idéologie sioniste puisque le fils de Roger Cukierman, prénommé Édouard, exerce -entre autres fonctions- la mission de porte-parole de l'armée israélienne.
Enfin, il convient de souligner également que Roger Cukierman, interrogé -ce matin- sur RMC,
a fait part de son étonnement à propos de l'éventualité de dissoudre la
LDJ, ce qui vaut tacitement désapprobation de la part de
l'influent président du Crif.
Résumons : ex-collaborateur de Manuel Valls (un homme qui a récemment édulcoré -sur RTL- la dangerosité
des extrémistes juifs), le haut-fonctionnaire chargé de trancher
prochainement la question de l'interdiction de la LDJ est lié, par son
épouse, à la frange conservatrice de la mouvance sioniste hexagonale.
Rien n'exclut qu'il puisse décider en toute indépendance sur ce sujet visiblement épineux.
Mais,
au regard des orientations radicales de son entourage professionnel et
privé, tout porte à croire que les pressions en faveur du statu quo seront fortes.


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