dimanche 3 août 2014

Poème pour la Palestine.

Abderrahmane Zakad 
 
Ils vivent dans le sang ou l’absence
Ils vieillissent sans âge ni rêves.
« Quand, enfin, les palestiniens
Mourront-ils de mort naturelle ? »
 
Soldats d’Israël, qu’il fait nuit dans votre âme
Ainsi que sur vos murs ou s’écrit  un drame
Vous tenez de l’enfer un terrible pouvoir
A détruire un peuple que vous ne daignez voir.
 
Vos généraux noircis par d’horribles haleines
Paradent dans leur boucherie, ivres de haine
Chacun de leurs gestes aura un tribunal
Comme Joad, jadis, ils répondront de leur mal
 
Vous qui parlez de paix avec un faible bien
Vous brisez l’espérance, vous rompez les liens
Gardez-vous d’ignorer les plaies palestiniennes
Le sang phénicien coule encore dans leurs veines
 
Naguère, vos tribus  avaient pour chef un juge
Dans la ville sacrée ou s’aimaient les semblables
Elles n’ont pas respecté l’ordre, il y eut le déluge
Arrêtez les massacres, n’ignorez pas la table.
 
Vous paraphez sur le mur une époque terrible et bête
Vous séparant du monde vous baissez les yeux
Arrivera ce jour où il vous faut lever la tête
Pour voir la Palestine jeune toujours dans les lieux.
 
Vous découvrirez que les femmes libérées n’ont plus peur
Que les enfants sourient enfin, ne connaissent pas de larmes
Vous verrez les familles camper à Jéricho, à Ghaza et ailleurs
Vous découvrirez la Palestine heureuse, ses rires et son âme.
 
Je date, je signe et je te dénonce : Israël.
Dans un an, dans mille tu perdras tes ailes
Comme Icare jadis tu oses affronter le vide
Ce que n’ont pas osé faire ni Hérode ni David
 
Abderrahmane Zakad – Alger (De son recueil « Le Patrimoine »-ONDA)

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