AVIC
Trois mille soldats américains déployés au Libéria, en Afrique de l’Ouest contre un virus.
Ce ne sont pas des médecins
et des infirmiers armés de seringues et de sérum, mais de vrais
combattants bien entrainés et équipés de matériel sophistiqué pour
traquer l’Oussama Ben Laden viral. Et les médias, France
Info, RFI, l’Express, etc. l’annoncent tranquillement sans se poser
aucune question. Ils pourraient tout aussi bien annoncer qu’un
porte-avion a été envoyé en appui de l’opération anti-virus sans bouger
un cil.
Obama, de la même manière qu’il a annoncé l’envoi de soldats en Irak
pour lutter contre le DAESH, a fait savoir à ses compatriotes qu’il
ferait de même pour lutter contre le méchant Ebola. Selon son plan, qui
sera détaillé lors d’une visite au siège des Centres de contrôle et de
prévention des maladies
(CDC) d’Atlanta, il est prévu la création d’un centre de commandement à
Monrovia, la capitale du Libéria. Ce centre aura pour tâche la
coordination des opérations et, puisqu’il est militaire, dépendra
forcément de l’Africom.
En attendant que, dans les mois à venir,
les Etats-Unis envoient d’autres renforts pour soutenir le contingent
déjà en place qui aurait été débordé par les assauts du virus, les Africains
feraient mieux d’ouvrir les yeux et surtout de réagir avant qu’il ne
soit trop tard. Entre, d’un côté, un virus que quelques principes
sanitaires élémentaires pourraient contenir, et de l’autre, une armée
d’occupation que rien ne pourra déloger, le choix est pourtant simple.
Ce qui est certain, c’est que, tout
comme on commence à comprendre le pourquoi du DAESH, on commence à
entrevoir la finalité de l’Ebola.

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