Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien
Rassemblement devant le palais de justice de Lyon
Pour la libération de Georges Ibrahim AbdallAh
Le vendredi 24 octobre 2014 à 18 h00 - (Quai Romain Rolland) -
Nous reproduisons ci-dessous l’appel du Comité Lyonnais de Soutien à Georges Ibrahim ABDALLAH
Voilà 30 ans, jour pour jour, était arrêté à Lyon Georges Ibrahim
ABDALLAH, militant libanais pour la liberté, les droits de l’homme et la
cause palestinienne (originaire de Koubeyat au Nord Liban, il
transcendait dès son plus jeune âge, par sa culture familiale, tous les
clivages politico-ethnico-religieux).
Depuis le 24 octobre 1984, Georges est incarcéré pour des crimes et
actes qu’il n’a pas commis. Il fut condamné en 1987 puis à 3 autres
reprises à des peines lourdes et maximalisées (jusqu’à la réclusion
criminelle à perpétuité), pour complicité d’assassinat d’un responsable
du Mossad (service secret) israélien et d’un attaché militaire américain
à l’ambassade à Paris, en 1982.
Lui furent aussi attribués quelques chefs d’inculpation pour la vague
d’attentats qui a secoué Paris durant les années 1985-86 : le couple
infernal ultra-sécuritaire de l’époque, PASQUA-PANDRAUD cherchait un
bouc-émissaire, pour masquer leur incompétence devant les Français.
Libérable depuis 15 ans, Georges Ibrahim ABDALLAH a été maintenu en
détention administrative et d’exception sur intervention directe des
Etats-Unis (à commencer par les injonctions incessantes de Ronald REAGAN
auprès de François MITTERRAND) ; ce alors qu’il avait purgé plus que
largement sa peine, depuis 1999.
Ainsi, au-delà du bien-fondé de sa condamnation s’appuyant sur des
preuves sujettes à caution, l’homme devient le « doyen des prisonniers
politiques » en Europe, avec, dès demain, plus de 30 ans de prison,
battant le triste record de réclusion détenu jusqu’à ces dernières
années par feu Nelson Mandela (27 ans).
De plus, la justice française a tranché, en 2012, par deux fois : en
première instance et en appel, en décidant la libération de Georges
Ibrahim ABDALLAH, avec à la clé, un arrêté d’expulsion devant être signé
par le ministre de l’intérieur (Manuel VALLS). Son refus de signer
cette expulsion a permis de porter le jugement devant la cour de
cassation. Cette dernière a estimé « qu’un prisonnier de longue durée
doit faire une année de libération conditionnelle » ; ce qui est
« vrai » pour un prisonnier français, mais « faux » pour un étranger qui
doit être immédiatement expulsé, une fois sa peine purgée.
Donc, aujourd’hui, Georges Ibrahim ABDALLAH fait l’objet d’un
invraisemblable déni de droit de la part du gouvernement français, qu’il
importe de faire cesser au plus vite et sans conditions. Cette mesure
d’exception qui frappe Georges a trop duré et s’il se trouve encore
détenu et prisonnier à Lannemezan, c’est par la seule volonté des
Etats-Unis et d’Israël. Cette ingérence, et l’interventionnisme extérieur
jettent une ombre sur l’indépendance de la justice, ce qui nous concerne
tous. La France porte seule cette responsabilité, dans l’application
d’une mesure d’exception par des juridictions d’exception qu’on pensait
hélas révolues ...
Le Comité Lyonnais de Soutien à Georges Ibrahim ABDALLAH appelle en
ce jour anniversaire à un large Rassemblement devant le Palais de
Justice de Lyon (sur les quais de Saône), pour que la 31ème année de
détention n’ait pas lieu. Il demande expressément au gouvernement
français et à son chef, Manuel VALLS de :
Contact pour signature du texte (organisation) :
Libérable d’après le droit français depuis 1999, Georges Abdallah a
déposé sa neuvième demande de libération en mars 2014. Afin de statuer
sur cette dernière demande de libération le tribunal d’application des
peines de Paris tiendra audience le 30 septembre 2014 à 13h30 au centre
pénitentiaire de Lannemezan.
Le collectif soutient et signe
l’appel de l’Union syndicale Solidaires voté lors de son dernier congrès
« La justice, en 2012, a tranché par deux fois, en première
instance et en appel, en décidant sa libération, avec à la clé, un
arrêté d’expulsion devant être signé par le ministre de l’intérieur.
Le refus de signer cette expulsion a permis de porter le jugement en
cassation. Cette dernière a estimé « qu’un prisonnier de longue durée
doit faire une année de libération conditionnelle ». Ce qui est vrai
pour un prisonnier français est « faux » pour un étranger qui doit être
immédiatement expulsé. Aujourd’hui Georges Ibrahim Abdallah est en
détention administrative. Cette exception comme toutes les mesures
exceptionnelles a été appliquée à ce prisonnier détenu par la volonté
des Etats-Unis ET de la France qui porte cette responsabilité.
Nous exigeons sa libération sans condition. »
Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien


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