
Perdue entre le discours de la guerre civile de l’Ukraine et la menace de l’Etat islamique en Irak et au Levant, la Moldavie est le prochain clash entre la Russie et l’Occident.
Le pays, pris en sandwich entre la
Roumanie et l’Ukraine et la région de Transnistrie, est indépendant de
facto depuis deux décennies déjà.
Puisque la Moldavie a fait un bon vers
l’U.E. (elle a signé le traité d’association à la fin de Juin), elle est
aussi en train de courir vers l’OTAN, et les USA réfléchissent s’ils vont ou non lui accorder le statut d’allié majeur non membre de l’OTAN à travers la tentative de « loi sur la prévention de l’agression russe de 2014 » flottant autour du congrès.
Le problème est que la Transnistrie ne veut pas aller dans le sens de la vision du futur de la Moldavie.
Au lieu de cela, elle a exprimé son
désir d’intégration économique et politique avec la Russie et plus de
1000 soldats Russes de maintien de la paix y sont actuellement stationnés.
Ses populations russophones et
sympathisantes russes redoutent un nettoyage ethnique et culturel si la
Moldavie se rapproche de l’Occident depuis que les nationalistes se sont agités pour une soi-disant « réunification » avec leurs cousins culturels Roumains.
Après avoir observé les évènements
pendant la période qui a précédé et durant la guerre civile de
l’Ukraine, la population de Transnistrie a sûrement raison d‘être
préoccupée par son sort. Toutefois et, contrairement aux populations du
Donbass, elle n’aura pas d’Etat ami dans le voisinage vers où chercher
refuge.
Pire encore, les tensions ont déjà commencé à se réchauffer. Le ministre Russe des affaires étrangères
a accusé l’Ukraine et la Moldavie d’organiser de facto un blocus sur la
Transnistrie, plaçant ainsi ses citoyens dans une position économique
inconfortable.
En outre, l’avion
du vice premier ministre, Dimitri Rogozine avait été obligé de faire
demi- tour en Mai après la visite de la région lorsque l’Ukraine lui
dénia les droits de transit aérien en procédant à une agression
diplomatique sans précédent qui serait impensable si Rogozine avait été
américain.
En l’état, la Transnistrie est
maintenant entourée de la Roumanie, membre de l’OTAN et par l’Ukraine et
la Moldavie, toutes deux fortement pro OTAN, et chacun de ces voisins
conspire contre elle pour son propre avantage (et celui des USA).
Placée dans de telles circonstances,
l’avenir s’annonce sombre pour la Transnistrie, mais les soldats russes
de maintien de la paix (et la feuille de route de Moscou pour les
protéger) présentent une réelle garantie pour sa sécurité.
Réseau International

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