En application de la loi sur l’affichage publicitaire du 12 juillet 2010 et du décret 2012-118
publié le 30 janvier 2012, des centaines de milliers de panneaux
publicitaires et des pré-enseignes qui défigurent les routes et l’entrée
des villes et des villages devront avoir disparu des paysages le lundi
13 juillet.
Selon les estimations il y aurait actuellement entre 600 000 et un million de panneaux publicitaires encore en place
sur le territoire français. Ils seront donc dans l’illégalité au matin
du 14 juillet s’ils ne sont pas démontés. Ceux qui bénéficiaient encore
provisoirement d’un régime dérogatoire obtenu à l’arrachée à la fin du
règne de Nicolas Sarkozy sont également visés par cette application de
la loi. De plus, tous les grands panneaux installés dans les villes d’au
moins 10 000 habitants devront changer de dimensions. Sous peine
d’amendes. À moins que les militants du paysages et de l’écologie
prennent l’initiative de mettre fin eux-mêmes aux infractions aux textes
de loi. Ils peuvent également exiger que les maires mettent en
application immédiate toutes ces dispositions qui sont explicités dans
les articles 581-1 à 581-45 du Code de l’Environnement. Des textes assez
complexes que l’on peut résumer de la façon suivante : l’interdiction
devient la règle et les autorisations une rare exception. Y compris
lorsque ces publicités sont apposées, avec l’autorisation ou non des
propriétaires sur les murs des maisons ou des immeubles. La
réglementation devient également beaucoup plus sévère dans les parcs
naturels régionaux qui sont désormais une cinquantaine en France.
Les principaux « gâcheurs » de paysages sont en général les grandes surfaces et les chaines d’hôtels.
Sans oublier bien évidemment les publicités pour la restauration rapide
(Mc Do, Quick & compagnie) qui « ornent » les routes et les entrées
du moindre des villages. Les annonces de marchands de meubles, de
bricolage, de halle à chaussures ou à vêtements sont également visées
par l’interdiction qui entre en vigueur à la veille du 14 juillet. Ils
doivent tous disparaitre.
L’examen de l’état des routes semble indiquer
que les entreprises en infraction n’ont pas commencé à appliquer la loi
et que les élus locaux regardent ailleurs…


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