Europalestine
Suite à un procès
engagé par deux associations israéliennes qui demandent le respect de la
" Loi pour la Liberté d’Information " et exigent de connaître les
résultats des excavations menées par Israël en Cisjordanie, le
gouvernement israélien s’est refusé à donner la moindre information sur
les objets et documents émanant des fouilles.
Pas question non plus d’indiquer l’endroit où ils ont été entreposés, ni quels archéologues ou institutions s’en sont chargés.
Le quotidien israélien Haaretz révèle ainsi que la « grande
démocratie israélienne », non contente de mener des fouilles sur un
territoire qui ne lui appartient pas, cache au monde les résultats de
ces fouilles.
Il faut donc croire qu’ils ne sont pas conformes à la propagande
israélienne, qui essaie d’entretenr le mythe d’un peuple juif qui aurait
résidé depuis des millénaires dans cette région.
Mais le plus formidable, ce sont les arguments mis en avant par
Israël pour refuser d’informer sur les résultats de ces fouilles menées à
Jérusalem Est et en Cisjordanie :
" Nous craignons que la publication des noms des
chercheurs/archéologues à l’heure actuelle, alors qu’un appel au boycott
académique d’Israël fait rage mette en danger ou affecte négativement
leurs avenirs professionnels et académiques », selon un communiqué gouvernemental.
Israel déclare par ailleurs avoir peur de « saboter les relations étrangères du pays ».
Enfin, le gouvernement israélien refuse de dire aux Israéliens ce
qu’il a trouvé à l’issue de ces fouilles et où est conservé le matériel,
parce qu’il avoue noir sur blanc être normalement "tenu par les
accords d’Oslo de fournir aux Palestiniens une liste de toutes les
fouilles et trouvailles archéologiques effectués dans les zones qui
leurs sont finalement cédées » (le lecteur appréciera au passage le coup des « zones cédées » !)
Donc Israel déroge à la fois :
- aux normes israéliennes qui veulent que toutes les informations de ce type soient disponibles par le biais de l’Autorité des Antiquités d’Israël.
Mais il est désormais de notoriété publique qu’Israel est devenu un
point central pour le commerce illégal d’antiquités, comme le relève
même l’Académie israélienne des Sciences et des Lettres, qui souligne
qu’Israël est l’un des seuls pays au monde à n’avoir pas signé le
traité international bannissant le commerce d’antiquités non
répertoriées.
- Et aux règles qu’il demande en permanence aux Palestiniens de respecter, en se basant sur les « accords d’Oslo ».
Quant à la propagande israélienne qui ne cesse de répéter qu’il ne
faut pas mélanger la culture et la politique, elle se garde bien de dire
qu’en matière d’archéologie, notamment, on mélange allègrement les
deux.
C’est ainsi que celui qui dirige l’un des plus importants sites
archéologiques en Palestine occupée, le "City of David national park" à
Jérusalem-Es, n’est autre que David Be’eri, directeur d’Elad, groupe
impliqué dans les construction des colonies juives de Jérusalem-Est, qui
finance en grande partie les excavations sur place.
On pourrait tout de même attendre de l’UNESCO qui a reconnu la
Palestine et qui est censée préserver son patrimoine culturel, qu’elle
demande quelques comptes à Israël sur ces fouilles, non ?
(Traduit par Fadoua)

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