Pour faire plaisir à ses copains assureurs, un de ses frères au premier chef (dirigeant de Malakoff Médéric et viré depuis),
mais aussi pour affaiblir encore plus le système de santé républicain,
Sarkozy avait lancé le projet de mutuelles d’entreprises. Privées, donc.
Les Solfériniens lui ont naturellement emboité le pas et ont parachevé
l'esquisse.
Le
1er janvier 2016, une couverture complémentaire santé collective
obligatoire (mutuelle d’entreprise) doit être proposée par l’employeur
du secteur privé à tous les salariés, n’en disposant pas déjà, en
complément des garanties de la Sécurité sociale. Cette couverture doit
être négociée avec les « partenaires sociaux ». Si les négociations
échouent, l’employeur installe, par décision unilatérale, une couverture
santé, après mise en concurrence des assureurs.
La
participation de l’employeur doit être au moins égale à 50%. Donc,
celle des employés doit être d’environ 50%. Le contrat doit proposer un
panier de soins minimum. Là où cela se corse, c’est que ces mutuelles de
groupe protègeront avec des garanties « adaptées » aux spécificités des
employés. Elles varieront donc d’une entreprise à une autre, d’une
branche professionnelle à une autre. Toujours diviser, au nom d’une
prétendue équité, la classe salariale pour mieux régner. Les cadres et
les non-cadres ne seront pas forcément protégés de la même manière.
La
touche finale de cette saloperie, c’est que, jusqu’ici, le montant de
la cotisation était déduit du revenu imposable du salarié. La loi de
finances de 2014 est revenu sur ce principe : la part payée par
l’employeur sera désormais imposable car considérée comme un avantage en
argent à déclarer à l’administration fiscale.

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