Les
groupes sionistes qui agissent en toute impunité sur la
commune de Toulouse ont à nouveau fait parler d'eux.
Dans le cadre de la journée internationale
de soutien aux prisonniers palestiniens, un
rassemblement unitaire déclaré à la préfecture était
organisé, jeudi 14 avril, square Charles de
Gaulle à Toulouse. Aux abords du rassemblement un groupe
pro-israélien s'est livré à une véritable provocation en
distribuant des tracts racistes assimilant
les Palestiniens à des tueurs de femmes enceintes. Ces
tracts ont suscité l'incompréhension et l'écœurement de
nombreux passants.
Les
discours haineux et autres insultes racistes de la part
des membres du groupe ont fini par provoquer une
altercation avec un passant étranger au rassemblement ;
un des membres du groupe sioniste a sorti un couteau qui
a rapidement été saisi par un militaire en patrouille
sur les lieux.
L'agresseur
est finalement parti avec son couteau sans que les
militaires ne l'arrêtent ni ne fassent appel à la
police. Pourquoi une telle impunité dans le
cadre de l'état d'urgence ?!
Ces
groupes sont encouragés par les menaces du gouvernement
israélien qui parle « d'éliminations civiles ciblées »
de personnalités du mouvement de
solidarité avec la Palestine. Leurs actions en France
sont malheureusement légitimées par les discours de
personnalités politiques et médiatiques,
comme
le Premier ministre, qui assimilent systématiquement
l'opposition à la politique coloniale de l’État d'Israël
à de l'antisémitisme.
Ces
propos irresponsables ont pour conséquences d'attiser
les tensions, de diviser la population et conduisent à
ce genre d'incidents. Nous refusons de
nous laisser enfermer par cette propagande raciste et
réaffirmons l’absolue nécessité de lutter pour les
droits humains des Palestiniens quelles que soient
nos horizons et origines.
Nous
appelons les pouvoirs publics à faire respecter le droit
des Toulousains à exprimer leur solidarité envers les
Palestiniens. Les groupes de l’extrême droite
israélienne qui agissent sur notre territoire, qui
entravent notre liberté d'expression et se livrent à des
agressions physiques, doivent être mis hors
d'état de nuire.
Toulouse, le 19 avril 2016
Premiers signataires : BDS France Toulouse, Coup pour Coup 31, NPA31.

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