Victor Ayoli
Profitez. On liquide ! On liquide !
Tous nos clients sont contents, et si les Français sont kons tant mieux ! On a besoin de pèze, on brade !
Arcelor ? Liquidé… « FIRED ! » comme dit Trump, le pote à Mac’Ron…
Péchiney ? Liquidé… « FIRED ! »
Lafarge ? Liquidé… « FIRED ! »
Alstom ? Liquidé… « FIRED ! »
Eh ! Oh ! Pourquoi la France vend-elle ses bijoux de famille ? Parce
que les dirigeants de ces grosses boîtes sont NULS. Parce que les
dirigeants politiques français courent après leur réélection et sont
donc obnubilés par le court terme, ce qui les pousse à toutes les
magouilles, voire toutes les trahisons.
NULS les patrons. L’industrie française est coincée dans un
positionnement trop milieu de gamme et des produits plus chers que ceux
de la concurrence. De plus, contrairement aux Japonais, aux Allemands,
aux Étasuniens, ils ont démantelé les grands consortiums comme la CGE
(compagnie générale d’électricité). Qui se souvient que ce géant
mondial, du temps d’Ambroise Roux, c’était Alcatel (Alsacienne de
constructions atomiques, de télécommunications et d’électronique)
spécialisé dans les télécommunications, qui fut, avant sa descente aux
enfers par son « mariage » avec l’étasunien Lucent, une entreprise à la
pointe dans ce secteur porteur des télécoms, présente dans 130 pays !
FIRED !
La CGE, c’était aussi Alsthom : la fabrication des locomotives et du
matériel de chemin de fer puis l’inventeur des TGV. Devenue Alstom,
c’est aussi un des tout premiers spécialistes mondiaux des turbines
électriques, celles qui équipent toutes nos centrales électriques,
qu’elles soient nucléaires, thermiques ou même hydrauliques. FIRED !
Alstom, c’était aussi les Chantiers navals de l’Atlantique qui, après
bien des péripéties actionnariales, ce jour de fin septembre 2017 vont
être littéralement bradés à l’Italien Fincantieri pour 80 millions
d’euros, une poignée de figues pour une entreprise qui a un chiffre
d’affaires se comptant en milliards, un carnet de commandes plein pour
dix années et un savoir-faire unique au monde.
N’en jetez plus, la coupe est vide…
Bon. Dépassons les blessures d’amour-propre et regardons les choses froidement.
Le passage d’Alstom transport sous direction allemande nous
débarrassera de ce patronat nul et cupide, venu non pas de l’industrie,
mais du pantouflage d’énarques. Au point où ils ont laissé l’entreprise,
ce sera salutaire, même pour les ouvriers car en Allemagne, les
salariés sont associés à la cogestion de l’entreprise. Et puis ça fait
un champion européen.
Beaucoup plus grave est le largage honteux de la branche énergie
d’Alstom à l’étasunien General Electric. Parce que ça met toutes les
centrales génératrices d’électricité de France à la merci du bon vouloir
étasunien. En effet si les turbines installées (dans toutes les
centrales françaises) tombent en panne, la fourniture des pièces
détachées dépendra de General Electric, donc du Gouvernement étasunien.
Idem pour les pièces de rechange de nos valeureux sous marins
nucléaires ! Bonjour l’indépendance !
Vous voyez l’énorme moyen de pression politique que nos dirigeants
ont mis entre les mains d’un pays cupide et sans vergogne, dirigé par un
fada. À l’heure actuelle, le « NON » de Chirac et de Villepin à Bush
concernant la guerre en Irak ne serait plus possible.
Non mais, comment des dirigeants politiques – en particulier le
banquier Macron conseillant le nullissime Hollande – ont-ils pu accepter
une telle opération qui tangente la haute trahison ?
Incompétence totale : General Electric, en connivence avec la
« Justice » étasunienne, a incité celle-ci à épingler certains
dirigeants français d’Alstom pour corruption. Ben voyons… Comment
fait-on des affaires dans le milieu nauséabond du capitalisme
financier ? Coutumière du racket à grande échelle, la « justice » yankee
a « puni » l’entreprise française avec une amende exorbitante et la
menace de mise en taule de plusieurs dirigeants. Ceux-ci ont donc
préféré brader l’entreprise pour sauver leur peau, tout en engrangeant
des montagnes de pognon… Montebourg a essayé de lutter, mais François
l’a viré pour le remplacer par… le Rotchildboy Macron, celui-là même
qui, maintenant devenu calife à la place du calife, brade le reste du
groupe à Siemens et les ex-Chantiers de l’Atlantique aux Italiens.
Banquier un jour, banquier toujours…

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