À l'éducation Nationale on est envahi par des ''personnes en cessation d’intelligence''
J’étais
déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la
maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à
manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.
Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites »,
les sorties en groupe des « sorties de cohésion »
et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques».
Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes et à sa réforme du collège.
Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».
Il n’y aura plus de dictée, mais une « vigilance orthographique ».
Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».
Mais curieusement le meilleur est pour la gym…pardon, pour l’EPS (Education physique et sportive).
Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager
en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond
standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion
prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ».
Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence », autrement dit, le con.
Signé Martine Meunier, mère d’une élève.
Ah ! non, re-pardon… Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

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