JBC
Ça y est, l’assemblée nationale à la main du banquier Macron
vient de voter la fin de l’ISF, ce vendredi 20 octobre, par 77 voix
contre 19. Illustration de la politique d’ultra droite du gouvernement,
prendre aux travailleurs pour donner aux riches. Car les chiffres font
froid dans le dos. Au total en 2018, c’est des milliards et milliards
d’euros qui seront pris aux travailleurs pour remplir les coffres des
riches.
D’un coté, suppression de l’Impôt sur la fortune, suppression
de la taxe sur les dividendes, baisse de l’impôt sur les société,
baisse de l’impôt sur la partie supérieur des revenus du capital. De
l’autre, baisse des APL, suppression de centaines de milliers d’emplois
de fonctionnaires et d’emplois aidés, baisse des salaires de
fonctionnaires, augmentation de la CSG,
baisse des dotations aux communes etc… C’est que la politique de Macron
c’est d’obéir aux ordres de l’Union Européenne en s’attaquant aux
droits et salaires des travailleurs pour renforcer le dumping social et
fiscal, tout en maintenant la plus violente austérité pour satisfaire
aux critères de Maastricht imposés par l’euro. De fait, pour sortir de
cette politique anti populaire, c’est une nécessité de sortir de l’UE et
de l’Euro.
Jusqu’à présent le gouvernement de M Macron a refusé de
donner les chiffres de ce que les cadeaux aux riches vont coûter aux
français. Mais www.initiative-communiste.fr le journal du PRCF a enquêté et va vous les donner ces chiffres.
Pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre que Macron c’est le président des riches. Ce robin des riches fait les poches des travailleurs pour remplir les coffres de l’oligarchie capitaliste. Si certain prétende que la lutte des classes ça n’existe pas, Macron leur offre un cinglant et cruel démenti.
ISF, les chiffres, la réalité contre la désinformation Macron
D’après
les chiffres du ministère des finances, l’ISF concerne en France 350
000 foyers, qui disposent d’un patrimoine net assujetti à l’ISF à 1,3
millions d’euros. Rappelons que les biens professionnels, les objets de
plus de 100 ans, les objets d’arts et de collection, les véhicules de
collections, le droits de propriétés industrielle, littéraire ou
artistique pour leurs inventaire, les titres de PME, les placements
financiers réalistes en France par des personnes domiciliées à
l’étranger, les valeurs de capitalisation des rentes viagères constituées
dans le cadre d’une activité professionnelle, les valeurs des
capitalisation des rentes et indemnités perçues en réparation de dommages
corporels ne sont pas taxés, de même que les parts et actions faisant
l’objet d’un engagement de conservation d’au moins 6 ans. Rappelons
également que l’habitation principale bénéficie d’un abattement de 30%.
En clair, un particulier ne pourra être taxé à l’ISF sur la base de
la seule possession d’une maison que si cette maison vaut plus de 1,85
millions d’euros.
Pour donner un ordre de grandeur, en ne considérant aucune des
nombreuses optimisations fiscales et en ne raisonnant qu’avec la valeur
d’un bien immobilier servant de résidence principale :
- une résidence principale d’une valeur de 1,85 millions d’euros génère un ISF de 2475 euros par an, soit un taux de taxation de 0,13%
- une résidence principale d’une valeur de 3 millions d’euros génère un ISF de 12100 € par an, soit un taux de taxation de 0,4%
- une résidence principale d’une valeur de 5 millions d’euros génère un ISF de 33790 € par an, soit un taux de taxation de 0,68%
- une résidence principale d’une valeur de 10 millions d’euros génère un ISF de 99 490 € par an, soit un taux de taxation de 0,99%
À titre de comparaison, un couple de la classe moyenne détenant un
appartement ou une maison valant 200 000 € payera une taxe foncière
d’environ 1500 €, soit un taux de 0,75%. En matière d’immobilier, Macron
fait du Sarkozy avec le retour du bouclier fiscal pour les grandes
fortunes, et l’augmentation des impôts pour les travailleurs.
D’après les chiffres mêmse de Bercy, les 100 premiers contributeurs de
l’ISF payent 126 millions d’euros. La suppression de l’ISF, c’est donc
un chèque de 1,2 millions d’euros fait à des riches qui ont un
patrimoine taxable d’au moins 116 millions d’euros.
Les 100 plus gros patrimoines de France ne payent cependant – grâce à
l’optimisation fiscale – ne payent au total que 73 millions d’euros
d’ISF !
D’après Bercy, la suppression de l’ISF par Macron va rapporter aux
riches 3 milliards d’euros, soit en moyenne un gain pour les 350 000
foyers payant l’ISF de 8571€. Soit près de 8 SMIC ou le montant de la
baisse des APL décidé par le gouvernement pour… 50 millions de foyer !
PFU : le prélèvement forfaitaire unique ou le capital moins taxé que le travail
Le PFU concerne tous les produis financiers soumis au barème
progressif de l’impôt sur le revenu : action, obligation, sica, FCP,
assurance vie… créant ainsi un même traitement fiscal pour tous ces
placements. Avec une taxation unique à 30% se décomposant en 17,2% de
prélèvements sociaux et 12,8% d’impôts sur le revenu, contre la
situation actuelle où les revenus du capital sont taxés à 15,5% de
prélèvement sociaux puis un impôt sur le revenu progressif
s’échelonnant entre 0 et 45%. Encore une fois, cette mesure favorise les
plus riches des plus riches.
D’autant
que cette mesure va conduire à taxer les 16 millions de plan épargne
logement – qui est un des moyens d’épargne des classes moyennes non
pour spéculer mais pour acheter leur résidence principale – à un taux
plus important.
Présenté comme une incitation pour tous les français à placer leur
épargne dans l’investissement auprès des entreprises – un slogan
idéologique pour faire croire que chaque travailleur peut être lui aussi
un capitaliste – ne sera en fait bénéfique que pour les français dont
le taux marginal d’imposition est supérieur à 30%. On est loin de
monsieur ou madame tout le monde.

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