Europalestine
La colonisation est un crime contre l’humanité, dixit Macron, mais cela
ne l’empêche pas d’attaquer tous azimuts les municipalités qui défendent
le droit international !
C’est comme sa conception de la démocratie :
" Messieurs les députés, je vous autorise à débattre de mes bombardements
en Syrie, mais pas à voter ! "
La sous-préfète d’Argenteuil, Martine Clavel, a adressé un recours
gracieux au maire (PCF) lui demandant d’annuler une délibération votée
en conseil municipal le 14 février dernier. Cette dernière, votée à la
majorité, concernait la reconnaissance de la Palestine et définissait
cet Etat sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale
et l’exercice du droit au retour pour les réfugiés, allant dans le sens
des résolutions de l’ONU, rapporte Le Parisien dans son édition du 11
avril.
D’après la préfecture, « cette délibération est étrangère à tout
intérêt commun, intervient dans le domaine international et ne relève
pas de la compétence du conseil municipal ».
Mais le Maire tient tête : « La raison évoquée sur le fait qu’une
collectivité n’a pas à s’occuper de politique internationale est une
raison ridicule dans la mesure où nous nous occupons des questions
internationales à travers nos différents jumelages avec la Palestine
mais aussi le Maroc, la Hongrie, le Portugal », répond Dominique
Lesparre.
L’édile précise qu’il est « hors de question » de retirer cette
délibération et accepte le risque d’aller jusqu’au tribunal
administratif. « Passer au tribunal administratif nous donnera
l’occasion de montrer que ces décisions de l’Etat ne concernent que la
Palestine », ajoute-t-il. Sur son blog, il s’était notamment insurgé du
fait que Faire citoyens d’honneur Íngrid Betancourt, Aung San Suu Kyi ou
bien encore le soldat israélien Gilad Shalit, comme a pu le faire la
mairie de Paris, ne serait pas empiéter sur les attributions de l’État
alors que prendre position en faveur de la Palestine et de la Paix le
serait !...
Bezons (Val-d’Oise), le 30 novembre 2017. Fadwa et Arab Barghouti, respectivement épouse et fils de Marwan Barghouti, député et leader palestinien, emprisonné en Israël depuis 2004, aux côtés du maire (PC) Dominique Lesparre, de Raymond Ayivi, conseiller municipal en charge de la solidarité internationale et Christian Leduey, président de l’association Bezons West-Bani Zaïd. Ville de Bezons
« Je trouve que c’est une juste cause »
À Bezons, l’engagement de la municipalité pour la cause palestinienne
ne choque pas les habitants, au contraire. « Je trouve que c’est une
juste cause », annonce d’emblée Christophe, habitant de la ville depuis
les années 1980.
« Tout le monde est pour la Palestine mais personne n’ose le dire
haut et fort, c’est bien que la ville se prononce ». Malika, Bezonnaise
depuis sa naissance, est du même avis : « Ce que subit le peuple
palestinien depuis si longtemps, ce n’est pas normal ». La jeune femme a
d’ailleurs fait un don à l’association West Bani Zaïd lors de son
dernier banquet de solidarité. « Ce n’est pas religieux, ce n’est pas
contre la laïcité, je ne vois pas pourquoi cela pose problème à l’Etat
et d’autant plus que beaucoup de pays ont déjà reconnu l’Etat
palestinien, je ne vois pas ce que l’on attend ».
Laïla aussi est allée pour la première fois au banquet : « c’est bien comme démarche, plus jeune j’étais de toutes les manifestations pour soutenir les Palestiniens", sourit-elle.
Source : Le Parisien

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire