Europalestine
Le Palais de Chaillot s’apprête à
dérouler le tapis rouge à des représentants de l’Etat d’Israël ce
mercredi soir 10 octobre, qui plus est dans le cadre de la « Saison
France-Israël », célébrant les 70 ans de colonisation israélienne.
Présentée par le gouvernement israélien comme « notre meilleur ambassadeur à l’étranger », la troupe nationale Batsheva fait
partie intégrante du dispositif de propagande visant blanchir les
crimes d’Israël à l’encontre du peuple palestinien : vols de terre,
démolitions de maisons et de villages, massacre et amputation de la
jeunesse de Gaza, arrestations par milliers et torture systématique, y
compris des enfants.
Parmi les sponsors de cette troupe, des
entreprises d’armement israéliennes, Eastronics et IDB International, de
même que le KKL, fer de lance de la politique de confiscation des
terres palestiniennes.
C’EST POURQUOI NOUS VOUS DEMANDONS DE
VENIR PROTESTER AVEC NOUS CONTRE CETTE INSULTE. ON NE DANSE PAS SUR LES
TOMBES DES PALESTINIENS !
Pour rappel, les artistes palestiniens
sont privés de la possibilité de s’exprimer et de se faire connaître,
voire totalement interdits de circulation, et Israël a bombardé cet été
le principal centre culturel de Gaza.
À tous ceux qui seraient tentés de dire « Ne mélangeons pas la culture et la politique »,
les militants contre l’occupation et la colonisation israélienne de
tous les pays, y compris les opposants juifs à l’intérieur d’Israël, ont
démontré que nous ne sommes pas en présence d’une manifestation
artistique ordinaire, mais de la manœuvre stratégique d’un gouvernement
israélien visant à blanchir ses crimes.
Arie Mekel, responsable à la direction israélienne des Affaires culturelles, a même déclaré au New York Times : «
Eh oui, nous envoyons à l’étranger des romanciers et autres écrivains
connus, des troupes de théâtre, nous organisons des expositions … Ainsi
nous montrons un visage plus sympathique d’Israël, histoire d’en gommer
l’image belliqueuse ».
La campagne « Don’t dance with the
Israeli apartheid » (« On ne danse pas avec l’apartheid israélien ») a
reçu le soutien d’intellectuels et artistes de nombreux pays. Partout
des manifestations ont eu lieu pour demander qu’on « cesse de danser sur
la tombe des enfants palestiniens ».
Et les tentatives du directeur artistique
de la Batsheva, Ohad Navarin, de se faire passer pour un homme de
dialogue, ont fait long feu. Il n’a jamais voulu renoncer aux
financements du gouvernement et marchands d’armes israéliens, et n’a
jamais dénoncé les violations des droits des Palestiniens par ce même
gouvernement. Pas un mot sur les jeunes assassinés ou mutilés pour avoir
manifesté de manière non violente à Gaza pour réclamer leur liberté, et
qui ne pourront plus jamais danser. Pas un mot non plus de M. Ohad
Navarin sur le bombardement du centre culturel de Gaza. Pas un mot sur
la loi de juillet 2018 institutionnalisant l’apartheid israélien. Et pas
davantage sur la démolition programmée du village de Khan al-Ahmar.
Pour ces raisons, les associations ci-dessous ont signé UNE DÉCLARATION EN PRÉFECTURE POUR UN RASSEMBLEMENT CE MERCREDI 10 OCTOBRE, AU TROCADÉRO, À PARTIR DE 20 H.
CAPJPO-EuroPalestine, Enfants de
Palestine, Avec Naplouse, Les Amis d’Al-Rowwad, les Amis du Théâtre de
la Liberté, Droits Devant, Nanterre Palestine, le Collectif Ni Guerre,
Ni Etat de Guerre, Les Désobéissants, Jordan Valley Solidarity, l’UFCM,
le Mouvement Communiste internationaliste, Solidaires Étudiants Paris 3,
ISM, la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah...
Soyons nombreux à dire ensemble mercredi soir :
ON NE DANSE PAS AVEC L’APARTHEID !
NON AU MASSACRE DE LA JEUNESSE PALESTINIENNE
NON À LA COLLABORATION DE LA FRANCE AVEC LE TERRORISME D’ÉTAT ISRAÉLIEN
NON AU MAINTIEN D’UN CAMP DE CONCENTRATION À GAZA
OUI À L’APPLICATION DES DROITS HUMAINS ET DU DROIT INTERNATIONAL POUR LE PEUPLE PALESTINIEN

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