Charles Sannat
Nous retrouvons notre camarade Sylvain du site Larobolution.com où vous pouvez vous inscrire gratuitement à la lettre d’information quotidienne ici. Nous chroniquons cette nouvelle révolution économique et sociale.
Je laisse la parole à Sylvain, sur le sujet des voitures autonomes,
qui vont effectivement révolutionner aussi bien notre conduite (qui va
disparaître) que notre rapport à la voiture, aux déplacements et à la
propriété. (Charles SANNAT).
Il n’y a pas à tergiverser, le marché de la voiture autonome et
connectée s’avère colossal (et aussi celui des transports en général).
Et surtout la bataille fait rage entre les différents acteurs.
Dans cette grande pagaille, on trouve assez logiquement les
constructeurs, mais ceux-ci s’en remettent aussi parfois à des
prestataires extérieurs. Audi a développé ses propres systèmes et semble
plutôt à la pointe chez les constructeurs mais les équipementiers aussi
sont de la partie comme Bosch ou Valeo.
Ce dernier vient de faire découvrir aux journalistes ébahis la
conduite autonome dans Paris dans le cadre du Mondial de l’Automobile.
Pas de quoi s’extasier tout de même, la conduite valait pour un circuit
bien déterminé, même si le système peut sembler prêt à affronter la
route. Pour cela, outre la levée administrative des restrictions qui se
fait attendre (pour notre bien ?), il faudra encore beaucoup, beaucoup
d’essais sur route tant les données à prendre en compte par les IA
embarquées sont immenses. Finalement, notre cerveau défaillant et
totalement dépassé n’est pas si mauvais que cela pour analyser des
données…
Plus ambigu pour BMW qui s’est associé au moteur de recherche chinois
Baidu, mais aussi avec MobilEye, l’ancien partenaire de Tesla. Honda
vient d’annoncer qu’il va investir 2,75 milliards de dollars dans Cruise
(l’unité voiture autonome de General Motors) afin de « participer à la
révolution de la conduite sans chauffeur et en faire un produit de masse
». Mercedes, Ford, Toyota, Peugeot, Renault, tout le monde s’y met,
mais deux géants restent sur les rangs pour les systèmes embarqués.
Le premier, enfin le dernier au regard du temps que prend le géant de Cupertino pour dévoiler son bébé, c’est Apple.
Apple et son projet Titan qui est censé révolutionner le monde en
pleine ébullition de la voiture autonome. Apple, qui est capable de
coups de génie fulgurants (comme de quelques bides aussi), est
attendu…au tournant (elle était facile, je l’avoue honteusement). Il ne
s’agira pas d’une voiture mais bien uniquement du système de conduite
autonome lui-même. Même chose pour l’autre géant en lice, Google et sa
Google Car, la voiture qui a pu engranger le plus de kilomètres
parcourus, gage de qualité indéniable.
Depuis 2009, la Google Car a parcouru plus de 3 millions de
kilomètres aux États-Unis. Et le géant du net est lui aussi un acteur
très sérieux sur le marché. Tous les constructeurs ont déjà, à bord de
leurs voitures, des systèmes compatibles Apple ou Android, non?
On peut encore ajouter Microsoft, qui arrive tard, mais n’entend pas
faire de la figuration, et vous aurez une toute petite idée de l’enjeu
du secteur. Avec l’arrivée de la voiture électrique, l’occasion est
aussi de trouver des modes de transports différents avec des voitures
partagées et autonomes.
Plus d’accidents (enfin en théorie) et fin de la pollution (là ce
n’est pas gagné), et vous avez la clé pour comprendre que ce marché de
la robolution est celui de demain, enfin de demain matin !
Il n’est pas trop tard… Mais presque !
Sylvain DEVAUX - Rédacteur en chef -
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de
reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit
reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel Sylvain
Devaux s’exprime quotidiennement et livre une vraie analyse du monde de
la robotique à même de vous permettre d’en profiter. Merci de visiter
mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre
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Source : Larobolution.com ici

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