Victor Ayoli
On trouve dans tous les médias une resucée d’un communiqué de l’AFP disant en substance…/…
...« A
l’appel de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières, des
manifestations ont eu lieu dans une trentaine de villes françaises dont
Marseille et Paris, mais aussi à Berlin, Bruxelles et Palerme. A
Marseille, plusieurs milliers de personnes - 3.500 selon la police - ont
formé une "vague orange" rappelant la couleur des gilets de sauvetage
et du navire, entre le Vieux Port et le quai de la Joliette où le bateau
est amarré depuis jeudi. L’Aquarius ne pourra quitter son port
d’attache s’il est privé de son pavillon panaméen, comme l’a annoncé le
Panama. »…/…
On en apprend des choses dans ces quelques lignes.
3 500 personnes à Marseille « selon la police ». Allez, arrondissons à
5000. Dans le port où est positionné ce bateau, ça ne fait tout de même
pas une énorme « vague orange ».
« Vague orange », ça me rappelle les « révolutions orange »
organisées et menées dans des dizaines de pays de l’est et des
renversements de régimes (Ukraine) sous couvert de philanthropie et de
prétendue « construction de la démocratie ». Avec du pognon arrivant à
flot de diverses « Fondations » dont la discrète mais très puissance
« Open Society Foundation ». Bizarre…
On y apprend aussi que l’Aquarius navigue sous pavillon panaméen. Les armateurs choisissent ce pavillon pour son caractère peu contraignant en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit du travail
auquel est soumis l’équipage par exemple. Pour un navire affété par des
associations altruistes, c’est un peu craignos ! Eh ! L’Aquarius, alors
comme ça, on navigue avec un équipage payé à coups de lance-pierre,
taillable et corvéable à merci ? Et avec un barlu guère plus sûr que les
barcasses des « naufragés » que tu vas « sauver » ? Ah ! C’est pas joli
ça ! Surtout lorsqu’on tend la sébile des pauvres pour soutirer du fric
non seulement aux « généreux donateurs privés » mais encore à des
entreprises et à des organismes publics, donc dans notre poche puisque
tout don à une fondation ou association du genre de « SOS Méditerranée »
est payé entre 66 % et 75 % selon les cas par l’État sous forme de
déduction fiscale.
Aquarius est un ex-garde-côtes allemand, maintenant propriété de
l’entreprise allemande « Jasmund Shipping » qui l’a immatriculé à
Gibraltar (paradis fiscal) puis à Panama (autre paradis fiscal) lorsque
Gibraltar n’en a plus voulu. Elle le loue à « SOS Méditerranée » (ONG
grassement subventionnée). Parce que le proprio du bateau ne fait pas de
cadeau : l’ONG affrète le navire et évoque un prix moyen quotidien de 11 000 euros, dont une part importante va dans le carburant, pour une journée d’intervention. En 2016, le bateau lui a coûté 975 000 euros rien que pour les trois premiers mois de l’année. Et sur l’ensemble de l’année dernière, 1 389 326 euros lui ont été alloués.
Sur son site, SOS Méditerranée appelle d’ailleurs les particuliers à
l’aider à atteindre cette barre de 11 000 euros. Un onglet renvoie à une page où l’internaute peut faire un don du montant qu’il souhaite.
D’où vient le pognon ?
Dans son rapport d’activité 2017, disponible en ligne,
l’ONG affirme disposer d’un budget annuel de 3 621 000 euros. Des
revenus en forte hausse puisque le chiffre avancé en 2016 était de
2 225 764.
L’origine des fonds ? 75 % proviennent de dons de particuliers, 18 %
de structures privées et les 7 % restants sont des financements publics.
Dans cette dernière catégorie, on retrouve des subventions, comme les
49 690 euros versés par la région Occitanie (Là, c’est MON pognon.
GRRR !), et des fonds issus des réserves parlementaires (encore nos
sous), supprimées il y a un an. En 2016, des députés avaient alloué 80 000 euros à SOS Méditerranée pour lui permettre de payer une semaine d’intervention en mer. Voilà une affaire qui tourne !
La liste des mécènes (enfin, entre 25 et 33 % seulement puisque
l’État, c’est-à-dire nous payons l’essentiel de ces « dons ») qui
financent l’Aquarius se trouve également dans le rapport d’activité de
l’ONG. 207 entreprises, 115 associations et 7 fondations, « pour la
plupart basées en France » souligne SOS Méditerranée, sont recensées.
On y apprend ainsi que parmi les fondateurs et promoteurs de SOS
Méditerranée Italia, affiliée à SOS Méditerranée et qui coopère avec
Médecins Sans Frontières, on trouve une organisation italienne nommée
COSPE Onlus à buts déclarés bien altruistes. En creusant, on découvre
que cette ONG est pour partie financée par l’Europe, par le Ministère
italien des affaires étrangères et par d’autres institutions et
fondations au nombre desquelles, bien planquées par diverses
organisations écrans, on découvre la Open Society Foundation de George
Soros. Celle-là même qui a largement financé les « révolutions de
couleur » fomentées par la CIA et autres officines douteuses
étasunisiennes.

Ainsi SOS Méditerranée avec l’Aquarius et les autres ONG concurrentes
sauvent des vies. C’est indéniable et c’est heureux. Mais elles sont
aussi de très juteuses affaires. Cependant leur fonds de commerce
périclite si les migrants en partance de Libye ne prennent plus la mer !
Or les passeurs – leurs associés objectifs – ne les envoient plus s’il
n’y a pas en patrouille toute une armada de bateaux d’ONG comme
l’Aquarius. Pas bon pour les affaires ça !
Qui a intérêt à financer ce trafic d’êtres humains ?
À long terme, les entreprises multinationales et les grandes entreprises industrielles
qui comptent sur une main-d’œuvre non qualifiée ou formée aux frais des
États, qui sera, quand elle sera devenue « employable », payée au
niveau le plus bas, ce qui contrariera les demandes d’augmentations
salariales des ouvriers européens. Cette main-d’œuvre sera docile, au
moins dans les premiers temps.
À court terme, les ONG « humanitaires » qui se
partagent le marché de l’immigration, sont organisées en lobbies et font
pression sur les États pour obtenir des subventions en augmentation
croissante. Celles-là financent puisque elles-mêmes sont grassement
financées.
Quant aux migrants, ils ne sont ni réfugiés (mais migrants
économiques), ni naufragés (puisque leur naufrage sauvetage est
soigneusement programmé).
Les bénefices de ce trafic d’êtres humains sont considérables, plus
lucratif que la drogue et pratiquement sans danger pour les trafiquants.
Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l’émigration. Des
trafiquants les rackettent puis les entassent dans des barcasses
pourries prêtes à couler en leur disant, pour les rassurer, que les
bateaux européens les recueilleront s’ils ont des problèmes de
navigation. Et ils partent, mus par l’espoir illusoire d’une vie
meilleure dans cette Europe qu’on leur fait miroiter comme le paradis.
En réalité, ils s’en iront grossir le camp des exploités et beaucoup,
aigris et dépités, se réfugieront dans la religion plutôt que dans le
combat social !
Alors, sauver ou désarmer l’Aquarius ? Voilà quelques éléments qui permettent de se faire une idée plus claire.
Sources :

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