2CCR
Pour ne plus avoir
un président par défaut comme ce fut le cas lors du deuxième tour
Chirac/Le Pen, ou lors de la dernière élection avec le face à face
Macron /Le Pen, il faut que le deuxième tour de l’élection
présidentielle oppose les trois ou quatre candidats arrivés en tête au
premier tour.
Ceci dans un souci de véritable choix démocratique, car
avec seulement deux candidats, souvent, l’on ne vote pas pour l’un, mais
contre l’autre.
Ensuite, il ne faut pas que les élections législatives se fassent dans la foulée de la présidentielle, mais
il faut qu’elles aient lieu un an après. Un an qui permettra au nouveau
président de s’imprégner de sa fonction, et un an pendant lequel chacun
pourra se faire une idée sur la personnalité du président récemment
élu. Qui aurait en effet voté pour donner une majorité à Macron en
constatant ses dérives autoritaires et en entendant ses petites phrases
méprisantes envers une grande partie de la population ?
Il faut aussi
mettre un terme aux découpages qui ressemblent surtout à une tambouille
électorale pour favoriser tel ou tel élu. Dans un souci de transparence
et de clarté démocratique, il est souhaitable que le nombre de députés
soit fixé par département, sans recourir à aucun découpage. Dans chaque
département la moitié des députés doit être tirée au sort et l’autre
moitié élue de manière traditionnelle représentée par des partis ou
mouvement politiques.
Il serait également souhaitable
que ce mode de représentation, par tirage au sort pour moitié,
s’applique à tous les niveaux de la vie politique et démocratique, en
particulier dans les diverses commissions créés par les gouvernements et
chargées de mener une réflexion sur des sujets sociétaux ou
économiques, ainsi que dans des instances comme le conseil
constitutionnel par exemple, afin de ne pas laisser toutes les décisions
impactant nos vies, ainsi que notre avenir et celui de nos enfants, aux
mains des seuls professionnels de la politique. Ajoutons que toute
décision concernant des privatisations totales ou partielles soient
soumise à référendum.
Enfin,
une mesure qui peut paraitre anecdotique, mais qui reflète bien la
coupure entre les classes dirigeantes et les classes populaires, serait
que les élus délaissent le costume cravate et s’habillent enfin comme
des français ordinaires.

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