Charles Sannat
Les voies du Seigneur sont impénétrables.
Je sais ce que va me
dire ma tendre épouse… « ha non, pas tes symboles !!! ». Pourtant
l’histoire, pardon, l’Histoire, c’est une fiction imaginaire. Une
histoire où les petites histoires font les grandes et où les grands
hommes (et les petits aussi) manipulent les symboles pour construire
leurs épopées, leurs histoires.
L’économie n’est rien dans l’Histoire. Elle n’est que de l’intendance et du « matériel ».
L’Histoire, elle, est transcendante et les symboles, transportent, mobilisent, ou divisent et parfois tuent.
Saviez-vous
qu’il existait à l’emplacement de Notre-Dame un temple païen
gallo-romain dédié à Jupiter (comme en atteste la découverte du pilier
des Nautes, découvert en 1711), ensuite remplacé par une grande
basilique paléochrétienne similaire aux basiliques civiles antiques ?
Le jour même de l’allocution prévue de Jupiter…
Notre-Drame
de Paris, comme a titré hier le journal Libération, nous renvoie
évidemment à tout ce que nous avons raté collectivement.
Les
générations actuelles qui peuplent notre pays, en dehors de nos enfants
encore bien innocents, portent une bien lourde responsabilité sur l’état
de ruine fumante dans lequel se trouve notre nation toute entière.
Notre orgueil.
Notre arrogance.
Notre « science ».
Notre « modernisme ».
Sans même parler de tous ces « progressismes » qui nous ont mené là où nous sommes aujourd’hui.
Notre arrogance.
Notre « science ».
Notre « modernisme ».
Sans même parler de tous ces « progressismes » qui nous ont mené là où nous sommes aujourd’hui.
Un pays dont il ne reste plus que les murs porteurs mais qui est tout en ruine, tout fumant.
Un pays détruit et ravagé de l’intérieur.
Cette
cathédrale, vieille de plusieurs siècles, a pu survivre à des guerres,
des épidémies, des famines, des grandes inondations, et même aux nazis
!!
Cette cathédrale a survécu à tout, sauf à notre génération
Cette génération de nihilistes, d’individualistes, de consommateurs, de « technophiles».
Pas
un i-pad, un i-phone ou une console de jeux pour sauver la cathédrale,
mais des millions pour immortaliser impuissants le moment.
Nous
avons toutes les technologies, nous n’en avons jamais eu autant, mais
nous sommes, au mieux, infichu de ne pas mettre le feu à nos bâtiments
quand on y fait des travaux.
À tous les niveaux, parce que tout se
vaut, qu’il ne faut plus ni punir, ni noter, parce qu’il faut être
égalitariste en tout et pour chacun, il n’y a plus d’exigence, de
recherche d’ambition et d’excellence.
Les générations actuelles cachent leur médiocrité dans l’orgueil et l’arrogance du politiquement correct étouffant
Les
pertes de savoir-faire sont multiples et généralisées. Nous ne savons
plus construire de centrales nucléaires. Nous saurons encore moins les
démanteler.
Vous découvrirez, effarés, que nous n’avons évidemment presque plus de tailleurs de pierres.
Vous découvrirez, effarés, que nous n’avons plus assez de chênes pour refaire une seule grande charpente, ce qui est logique, vu que c’est les Chinois qui achètent tous nos chênes (comme nos terres agricoles). Il faut dire que nous sommes gouvernés par des glands.
Vous découvrirez, effarés, que nous n’avons évidemment presque plus de tailleurs de pierres.
Vous découvrirez, effarés, que nous n’avons plus assez de chênes pour refaire une seule grande charpente, ce qui est logique, vu que c’est les Chinois qui achètent tous nos chênes (comme nos terres agricoles). Il faut dire que nous sommes gouvernés par des glands.
Nous
sommes en réalité incapables de faire aujourd’hui ce qu’ont fait ceux
qui construisaient les cathédrales il y a plus de 850 ans…
Nous sommes incapables de prendre soin de ce que nous avons reçu en héritage.
Ils étaient des bâtisseurs, nous sommes des pilleurs, les fossoyeurs
Nous détruisons tout.
De l’environnement à notre patrimoine, de notre culture à notre langue, de nos institutions à nos écoles, tout.
Nous détruisons consciencieusement tout ce qui architecturait notre pays et le faisait tenir debout.
Nous pillons tout et laissons tout le monde piller.
C’est un grand saccage.
Ceux
qui ont sauvé Notre-Dame sont 400 gueux appelés sapeur-pompier et
gagnants moins de 2000 euros par mois et qui subissent les restrictions
budgétaires parce que nous avons « trop » de fonctionnaires, et que
partout en France les pompiers coûtent trop chers.
Les nations sont vendues par les riches, et sauvées par les gueux.
Ce n’est pas uniquement Notre-Dame qu’il faut reconstruire, c’est l’ensemble de notre pays et de notre nation
Comme toute œuvre d’ampleur, une telle reconstruction ne peut être que collective.
Comme toute œuvre collective, elle n’a comme objectif que le bien commun.
L’incendie de Notre-Dame est un symbole. Une allégorie, presque un message.
Réparons notre pays tant que nous le pouvons encore.
Après il sera trop tard. Pourquoi ?
Parce
que pour réparer, pour construire, il faut des savoir-faire, des
connaissances, des compétences. En dessous d’une certaine perte de
savoir, il est trop tard. La perte est irrémédiable et il est impossible
de pouvoir former en nombre suffisant, faute de professeurs,
d’enseignants, de maîtres.
Nous sommes exactement à ce point de bascule
C’est à nous de savoir quel chemin nous prenons.
Celui
de l’ambition collective, du travail, et de la reconstruction de la
nation, ou alors celui de la déliquescence totale pour être fusionner
dans ce grand ensemble européen et mondialiste sans aucun sens, où l’on
ne veut pas de gens brillants mais des crétins décérébrés pour en faire
des consommateurs sans cervelle.
Dieu ne nous demande pas tant de construire de somptueux édifices que de bâtir notre temple intérieur.
Tout le reste n’est que vanité, et la vanité termine toujours en drames et en cendres.
Puisse
la reconstruction de notre cathédrale servir de symbole pour une
reconstruction bien plus importante qui est celle de notre nation. Il est venu le temps des cathédrales.
Vidéo 3'19" ICI
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