Torya Astalavic
Sibeth N'Diaye ose dire publiquement que cette réforme des retraites
découle de la crise des gilets jaunes.
Hier, on apprend que la réforme
serait une bénédiction pour les femmes alors qu'il n'en est rien. De
plus en plus de sorties foireuses du gouvernement qui, par lâcheté devant
la grève s'annonçant suivie et soutenue, essaie tout les mensonges
possibles.
Dans une note parue mardi 26 novembre, l’Institut de la Protection
sociale (IPS), qui se présente comme un « laboratoire d’idées » composé
d’experts-comptables, d’assureurs, d’avocats, ou encore de banquiers,
affirme notamment que les mères de familles seront lourdement pénalisées
par la réforme. D’importantes baisses de pension seraient ainsi à
prévoir pour les familles avec enfants, et particulièrement les femmes.
Actuellement, pour compenser la réduction de la durée de cotisation des femmes qui se sont arrêtées de travailler pour élever des enfants, les salariées du privé bénéficient d’une majoration de 8 trimestres par enfant. À cela s’ajoute une compensation supplémentaire de 10 % pour les deux parents à partir du 3e enfant.
Actuellement, pour compenser la réduction de la durée de cotisation des femmes qui se sont arrêtées de travailler pour élever des enfants, les salariées du privé bénéficient d’une majoration de 8 trimestres par enfant. À cela s’ajoute une compensation supplémentaire de 10 % pour les deux parents à partir du 3e enfant.
Pour nous mamans de 3 enfants et plus, « la perte des droits est
d’une ampleur exceptionnelle », prévient par ailleurs l’IPS. Nous
subirons une « double peine », puisque nous cumulerons perte de la
majoration de durée d’assurance et perte de la majoration à partir du 3e
enfant, qui disparaît. À cela s’ajoute une décote de 10 % si on
envisage de partir à la retraite à 62 ans, avant l’âge pivot prévu par
la réforme qui est de 64 ans.
Donc, si l’on se réfère à ce tableau de l’IPS pour une mère de 3
enfants avec un salaire annuel de 25000 euros ayant cotisé 152
trimestres (38 ans), elle perdrait 4892 euros. C’est juste ignoble,
dégueulasse à l’image de ce qu’est ce gouvernement, on doit déjà se
battre pour élever nos enfants sans compter quand on le fait seule, et
on nous vole notre retraite pour financer les leurs (des retraites à vie
pour quelques mois dans un fauteuil douillet à l’assemblée ou à
Matignon). Partout le gouvernement parle d’une réforme "juste et
équitable", pourquoi n’a-t-on pas les barèmes de leurs retraites pour
que l’on puisse juger de l’équité ? Ah oui, ils ne rentrent pas dans le
même régime que nous tous, ils ont juste pour les élites technocratiques
un régime spécial et l’on vient nous parler d’équité. De réforme qui
répond à la crise des gilets jaunes et qui serait avantageuse pour les
femmes. Avantageuse pour les Schiappa et compagnie mais certainement pas
pour nous.
Le gouvernement met en avant « les 25 % de femmes obligées de travailler jusqu’à l’âge du taux plein », il « passe sous silence toutes les autres. Et majoritairement celles qui allaient liquider leur retraite à l’âge de 62 ans, sans décote grâce notamment aux majorations de durée d’assurance, et qui vont devoir attendre 64 ans pour atteindre le taux d’équilibre ».
Le gouvernement met en avant « les 25 % de femmes obligées de travailler jusqu’à l’âge du taux plein », il « passe sous silence toutes les autres. Et majoritairement celles qui allaient liquider leur retraite à l’âge de 62 ans, sans décote grâce notamment aux majorations de durée d’assurance, et qui vont devoir attendre 64 ans pour atteindre le taux d’équilibre ».
Plus que jamais nous devons faire bloc à cette réforme injuste et
suintant le mensonge de ce gouvernement, personne n’est dupe et c’est
pour cela que cette grève sera suivie et soutenue. Il nous faut être
ensemble, déterminé dès le 5 décembre à exiger le retrait total de cette
réforme.


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